Comment les services de police dérangent les narcotrafiquants dans une cité de Montpellier

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La lutte est permanente à Montpellier contre les points de deal tenus par des narcotrafiquants et leurs « petites mains », notamment les guetteurs et les vendeurs postés aux drives, où les tarifs des produits sont affichés sur les murs ou sur des pancartes, et notamment dans la cité d’Aiguelongue.


La rue Montasinos, la place et le square Rosa Parks sont plus que jamais dans le collimateur des forces de l’ordre. Des présences qui gênent les trafiquants et c’est l’un des objectifs confirmés par la préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet, à son arrivée ici : patrouilles et contrôles renforcées jour et nuit pour déranger les dealers, et opérations pour frapper au portefeuille les têtes de réseau en saisissant les produits illicites.

Ce combat passe également par le Plan tranquillité de la Ville de Montpellier et il s’est de nouveau concrétisé ces derniers jours au cœur de la cité d’Aiguelongue. Une façon de montrer à la population et aux commerçants, dont certains habitants subissent des pressions, voire des menaces de la part de narcotrafiquants, que tout est mis en œuvre pour les dissuader de poursuivre leur business.

Drogues, tabac, voitures en fourrière

Depuis le 17 mars dernier, des équipages de la police nationale, de la police municipale et des agents du service de nettoiement sont mobilisés, avec des résultats fructueux, selon un bilan établi ce mardi 24 mars 2026 : des stupéfiants et du tabac de contrebande ont été saisis, des véhicules ventouses qui gênaient la circulation ont été enlevés et placés en fourrière, tous les tags tracés à la peinture par les dealers au niveau des drives ont été effacés et des tas d’encombrants stockés sur la voie publique ont été évacués.

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Des véhicules de police qui dérangent les dealers à Aiguelongue (©Police municipale Montpellier)

Régulièrement, les policiers nationaux et municipaux multiplient les patrouilles pédestres grâce à l’îlotage qui permet d’aller au contact des résidents et des commerçants, avec également une sécurisation de l’école. Et quelquefois, mais rarement, collecter des renseignements précieux pour les enquêtes de la brigade des stupéfiants et de la lutte contre l’économie souterraine de la Dipn 34, « rarement, car l’omerta persiste à Aiguelongue », dixit un policier montpelliérain.

Présence du GSRI

Aux patrouilles et aux surveillances à Aiguelongue s’ajoute la présence des effectifs du GSRI, cette unité qui traque notamment les incivilités diurnes et nocturnes dans des résidences – à Montpellier et à Sète – et qui font remonter de précieuses informations aux policiers. 

Parallèlement aux uniformes que l’on voit sur le terrain, les longues investigations des policiers des stups du Service local de police judiciaire – Slpj – se font discrètement en civil. Jusqu’aux interpellations lorsque le dossier est ficelé.

Consommateurs 

« Que ce soit à Aiguelongue ou dans les autres quartiers, comme cité Gély, Saint-Paul, Montaubérou ou les Marels, les narcotrafiquants ayant échappé aux opérations installent de nouveaux points de deal dans les 24h pour permettre aux consommateurs de cannabis, de cocaïne, d’héroïne, d’ecstasy, de crack, de drogues de synthèse dont la 3MMC, de continuer à s’approvisionner« , révèle une source policière. Outre les narcotrafiquants, les services de police et de gendarmerie s’attaquent désormais aux acheteurs de ces produits illicites, où nombre d’entre-eux ont déjà été verbalisés depuis le début de l’année.

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