Trafiquant de drogue ou simple « nourrice » pour payer sa consommation ? Il est jugé à Caen

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Dylan*, un jeune homme de 25 ans, a été mis en cause dans deux procédures. La première pour détention et usage de stupéfiants, travail dissimulé et refus de donner le code de déverrouillage de son téléphone, en octobre 2025. La seconde pour détention et transport de stupéfiants, rébellion et une nouvelle fois refus de remettre aux autorités le code de son téléphone, jeudi 12 février 2026. À cela s’ajoute la détention d’armes et de munitions. Les faits se sont produits à Caen (Calvados). Maintenu en détention provisoire depuis son placement sous mandat de dépôt, il a été extrait de la maison d’arrêt de Caen-Ifs afin de comparaître à l’audience correctionnelle de mardi 24 mars 2026 au tribunal de Caen.

Contrôle et perquisition en octobre 2025

Cet après-midi d’octobre 2025, des policiers qui patrouillent dans le quartier du Chemin Vert à Caen contrôlent Dylan à la descente de sa voiture. Il a sur lui de la résine de cannabis et 9 g de cocaïne. Dans sa cave, dont il a remis la clé, il y a de l’argent liquide que Dylan affirme avoir gagné avec son entreprise de locations de voitures. Les stupéfiants trouvés sur lui ?

C’est mon dealer qui m’a demandé de les garder sur moi, en échange de quoi il me procurait ma dose.

Le prévenu, à l’audience

Contrôle et perquisition en février 2026

Il est près de 18h ce jeudi 12 février. Des policiers du groupe de sécurité de proximité patrouillent de nouveau dans le quartier du Chemin Vert. Ils sont intrigués par l’attitude d’un individu qui semble dissimuler quelque chose. Ils le rattrapent dans l’escalier d’un immeuble et procèdent à une interpellation mouvementée. Dylan est en possession d’un paquet contenant plusieurs cocottes de poudre blanche ainsi que des cachets roses. Une perquisition est organisée dans son logement. En ce qui concerne la cave, cette fois-ci, il n’en a pas la clé. Vers 20h30, un serrurier va en ouvrir la porte. Il est découvert 265 g de cocaïne, de l’herbe, environ 500 g de cannabis, des sachets d’ecstasy, de la MDMA, ainsi qu’une somme de 500 euros en billets de 50 euros. Dans un carton : deux pistolets semi-automatiques 9 mm et un grand nombre de munitions. Sur une petite table de camping : une balance de précision.

En ce qui concerne les faits d’octobre, il maintient qu’il jouait «la nourrice» pour son dealer. En février, il lui avait confié la clé de sa cave pour y ranger des effets personnels. « Des vêtements, m’a-t-il dit, car il s’était séparé de sa copine. » Ce que Dylan qualifie de sous-location, son dealer le dédommageant par ses doses de cocaïne. Il ne donnera pas son nom par peur des représailles. Ayant fait des études, le jeune prévenu n’était connu de la justice que pour une conduite sans permis en 2023. Son addiction à la cocaïne aurait perturbé son parcours de vie.

« Et rebelote, on redescend à la cave ! »

La procureure ironise : « Il y a une perquisition en octobre et voilà que quelques mois plus tard, rebelote, on redescend à la cave ! » Elle ne cache pas son étonnement.

Il y a quasiment 20 000€ dans votre cave et vous ne le saviez pas ? De plus, vous perdez pour 500 € de came lors de votre interpellation en octobre et votre fournisseur vous fait toujours confiance ?

La procureure, à l’audience

D’autres questions sont soulevées : « La clé de la cave ne suffisait pas, il lui fallait un passe, il lui fallait traverser le hall d’entrée. » La magistrate admet qu’en ce qui concerne le travail dissimulé, il puisse y avoir des doutes. « Il prétend avoir fait des déclarations, rien ne le prouve mais rien ne prouve le contraire. » En ce qui concerne le reste, elle estime qu’il a un comportement de trafiquant.

Elle demande à ce que soit prononcée une peine mixte : une amende de 5 000€, une interdiction de détenir une arme durant cinq ans.

Pour la défense, il ne s’agit que de détention de stupéfiants, pas d’autre chose.

Si les enquêteurs l’avaient soupçonné d’être un trafiquant, ils seraient allés plus loin dans leurs investigations.

L’avocat de la défense, à l’audience

Quoi qu’il soit décidé, elle plaide pour un quantum aménageable.

Une peine de prison sous bracelet électronique

Dylan a finalement été condamné à une peine de 18 mois de prison, assortis de 12 mois de sursis probatoire, qu’il pourra purger sous la forme d’une détention à domicile sous surveillance électronique. Il devra aussi s’acquitter d’une amende de 2000€ et a l’interdiction de détenir une arme durant deux ans.

*Prénom d’emprunt

XX XX XX/a>.

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