Il semble presque dérouté de comparaître au tribunal. Un homme de 61 ans a été jugé à Lille (Nord), mardi 24 mars 2026. Il est mis en cause pour harcèlement, sur fond de conflit de voisinage. Les faits se passent à Wambrechies (Nord) en 2019 : la victime aurait subi des insultes et surtout de multiples nuisances sonores pendant un an. Son ennemi et voisin avait un faible pour le titre « Laisse-moi t’aimer » de Mike Brant, qu’il jouait en boucle dans son logement. Une taquinerie, parmi d’autres coups bas, qui a valu à l’homme d’être convoqué devant la justice. Malgré les tentatives de régler le conflit à l’amiable, la victime a en effet finir par porter plainte. Détails.
« Il écoute en boucle ‘Laisse moi t’aimer’ de Mike Brant, le son à fond ! »
Le 8 avril 2019, la police reçoit une plainte d’un habitant de Wambrechies. Celui-ci dit subir le comportement provocant de son voisin depuis trop longtemps : insultes, « jets de saletés » dans son jardin, et nuisances sonores.
À la police, il détaille : « Il m’attend derrière la fenêtre pour m’insulter, et il écoute en boucle ‘Laisse moi t’aimer’ de Mike Brant, le son à fond ! » La victime ajoute être « dérangée aux aurores par le coq ». Des accusations corroborées par d’autres voisins. Dix d’entre eux ont signé une pétition contre les agissements du prévenu.
Au tribunal, le plaignant est absent. En cause : il a déménagé à plus de 800 km. Pour régler le conflit à l’amiable, il avait d’abord adressé une lettre à son voisin. Puis un conciliateur avait été engagé, en vain. « Vous vous rendez compte jusqu’où ça va ? », demande la présidente au prévenu. « Il avait cherché des noises à mon père », lui répond-il, sans reconnaître l’intégralité des faits.
L’homme de 61 ans explique que les insultes étaient mutuelles, après que son voisin eut fait des travaux chez lui. « J’ai moi-même tué mes coqs », affirme-t-il, dans le but d’apaiser les tensions.
L’avocat du prévenu plaide un « manque de précisions »
L’avocat de la défense souligne la certaine « fragilité et les limites de compréhension » de son client. Il souhaite la relaxe. Selon lui, il n’y a pas assez de précisions « sur la teneur des propos » insultants, ni sur la fréquence à laquelle le prévenu réitérait les faits.
Pour déterminer le harcèlement, « l’impact sur la santé » de la victime doit être prouvé. Or, l’homme n’a pas fourni de certificat médical. C’est « à étayer », selon l’avocat.
La procureure rappelle que le voisin du prévenu « était à bout ». Néanmoins, « le trouble a cessé » et le prévenu se dit prêt à s’excuser. Elle requiert une dispense de peine. L’homme de 61 ans est finalement relaxé par le tribunal.
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