En déplacement dans le Gard depuis mercredi 25 mars, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, a notamment fait étape nîmois ce jeudi au Mas des agriculteurs. Pour mettre en valeur cette réalisation et répondre aux interrogations des producteurs.
Au milieu des fruits, légumes, pots de confitures et bouteilles de vins, la ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire Annie Genevard a savouré sa visite au Mas des agriculteurs, à Nîmes, ce jeudi 26 mars, en matinée. « C’est un déplacement dédié à la célébration de notre agriculture, des produits de qualité », a-t-elle indiqué.
Entre deux produits présentés, les agriculteurs qu’elle a croisés ont aussi glissé des messages à l’image d’Essaïd El Moussaoui, maraîcher à Lecques, qui a fait goûter à la ministre des fraises gardoises tout en glissant : « Il faut aider les jeunes à s’installer et plus généralement on doit avoir moins de contraintes ». « J’essaie de les lever », a répondu Annie Genevard.
Une ministre fan du riz de Camargue
Plus loin, elle a confié à la présidente de la Chambre d’agriculture du Gard Magali Saumade son coup de cœur pour le riz bio et surtout celui de Camargue. Comme une cliente lambda, la ministre s’est alors saisie de plusieurs paquets de riz avant de payer à la caisse à la fin de sa visite. « Voilà une politique exemplaire ! », a glissé un agriculteur présent.
Plus grave, un jeune producteur a interpellé la ministre sur la problématique de l’accès à l’eau. Annie Genevard a évoqué en quelques phrases ce sujet délicat : « Sans eau, il n’y a pas de production agricole, pas de vie. La loi d’urgence agricole qu’on est en train de préparer comporte tout un volet accès à l’eau et complète ce que les parlementaires avaient voté dans la loi visant à lever les entraves. L’accès à l’eau est un intérêt général majeur car nous sommes dans un territoire en déficit hydrique. C’est une ligne que je défends et ce n’est pas facile car elle est très contestée. »
Faciliter l’approvisionnement de la restauration collective
Guidée par Patrick Viala, président du Mas des agriculteurs, et par Magali Saumade, la ministre a découvert aussi la réussite de ce site avec 3 500 agriculteurs impliqués, 23 salariés, un chiffre d’affaires de 7,4 M€, 400 à 1 000 clients par jour selon les saisons : « Les clients sont très fidèles, des citoyens très sensibles à notre démarche », a souligné Patrick Viala. « Le Mas des agriculteurs a coûté 5 M€ avec des financements des collectivités territoriales et de la chambre d’agriculture », a rappelé Magali Saumade. Elle a insisté sur la volonté de s’appuyer sur les produits gardois (90 % de ceux référencés au Mas), les circuits courts, sur la juste rémunération des producteurs.
La filière locale, les produits de qualité et bio vendus, la ministre a dit qu’elle y était très sensible. Elle a bien retenu les messages les filières à développer, sur l’approvisionnement de la restauration collective : « Les parlementaires ont travaillé sur cette Loi Egalim qui comprend des articles qui visent à améliorer l’approvisionnement de la restauration collective comme soutien à la production. Je suis contente de savoir que ce projet va faire école ». Un projet du Mas des agriculteurs est envisagé à Bagnols-sur-Cèze et, qui sait, pourrait servir de référence partout en France.








