À sept jours du coup d’envoi de la deuxième édition du Bastide UTS Nîmes, l’amphithéâtre romain se transforme en un court de tennis professionnel. Le Bastide Médical UTS Nîmes débute le jeudi 2 avril et accueille le gratin du tennis mondial.
À l’intérieur des arènes de Nîmes, les rafales de vent s’engouffrent avec fougue en ce jeudi matin. Néanmoins, machines et ouvriers s’affairent sur la piste à la réalisation d’un chantier unique en France, peut être même dans le monde. Une mission d’importance qui demande près de sept jours de travail minutieux : la réalisation du court de tennis dans les arènes pour la tenue du Bastide UTS. Comme l’an passé, l’objectif est clair : garantir une qualité optimale de rebond et de glisse. Avec huit joueurs de très haut niveau attendus, le terrain doit répondre aux exigences du circuit professionnel.
Un travail entièrement réalisé à la main
Ainsi, la construction de ce court éphémère suit un processus méticuleux. D’abord il a fallu mettre à plat le sol des arènes. Car à Nîmes, comme ailleurs, il est traditionnellement bombé afin de permettre à l’eau de s’évacuer avec facilité. Une fois la dalle existante bien plane, vient le moment d’appliquer la structure. « On délimite le court avec les organisateurs, aux dimensions de 20 mètres sur 40, avant de mettre en place le calcaire, que l’on travaille entièrement à la main », explique Albin Ricard, aux commandes de Baxal et régisseur prestataire du Bastide Médical UTS Nîmes. Puis le niveau est vérifié tous les trois mètres.
Ensuite, on procède à l’apport de 120 tonnes de couche calcaire (craon), similaire à celle utilisée à Roland-Garros afin de former un terrain de plus de 6 centimètres d’épaisseur. À cela sont ajoutées 5 tonnes de briques pilées pour obtenir la couleur ocre classique tout au long de la semaine. « C’est une couche superficielle qui teinte le sable et qui donne cette impression de terre battue » affirme Alban Ricard. Il est aussi installé des lignes en tissu, clouées et peintes, selon un procédé similaire à celui du tournoi de Monte-Carlo.
Une vue totalement dégagée
Côté nouveautés, les équipes de l’UTS ont particulièrement veillé à ce que le court soit parfaitement visible par tous les spectateurs. « J’ai reproduit ce que je fais sur les autres tournois, au niveau du podium chaque palier à son propre niveau. Ainsi la ligne de vue est parfaite« , poursuit le régisseur. Au niveau des places, les équipes sont très fières d’avoir réussi à rajouter 300 places assises sur la piste tout en respectant scrupuleusement les consignes de sécurité. De quoi s’assurer d’emblée de battre les records de fréquentation.
Tout devrait être terminé durant ce week-end, puis recouvert d’une bâche jusqu’au début du tournoi qui s’annonce déjà archi comble.








