Coup de couteau de chasse dans la fémorale, un homme a failli mourir dans une altercation près d’une épicerie de la rue de la République à Nîmes

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Une rixe en deux temps s’était déroulée le 18 mars 2025 dans une épicerie puis à l’extérieur du commerce, situé rue de la République à Nîmes.

Énormément de sang, des blessures extrêmement graves, le couteau est resté dans la cuisse quand la victime a été transportée au CHU de Nîmes. L’artère fémorale avait été touchée et le pronostic vital avait été engagé lors de cette soirée du 18 mars 2025. La scène se passe dans une épicerie de la Rue de la République et l’origine de la bagarre aurait démarré pour un mauvais regard entre jeunes gens.

La gravité des blessures, avec un homme grièvement touché, a conduit la justice à retenir une qualification criminelle avant de renvoyer quatre hommes en correctionnelle pour violence aggravée pour l’auteur du coup de couteau et, pour les autres, complicité de violences aggravées. Ce jeudi, le tribunal a tenté de comprendre comment un jeune homme a pris un méchant coup de couteau qui a failli lui coûter la vie.

 »De base, on est parti pour acheter des boissons et des cigarettes »

Tête baissée, assis devant son avocat, Me Marc Roux, la victime est restée peu loquace sur les circonstances de cette rixe qui s’est déroulée en deux temps avec un premier épisode de bagarre qui s’est limité à des coups puis un second qui s’est soldé par la blessure à l’arme blanche.  »De base on est partis pour acheter des boissons et des cigarettes ».

Le vice-procureur Jean-Luc Vasserot questionne l’un des détenus sur l’origine de l’altercation. En vain.

« Rien qu’à son regard, ça se voyait qu’il voulait me mettre un coup de couteau »

Ce jeudi, le président Reynes a donc interrogé les prévenus à l’occasion d’un procès avec un double duplex et deux prévenus dans deux prisons différentes qui ont comparu en visio, deux autres prévenus étaient jugés en présentiel. À l’audience, la victime qui travaillait dans l’épicerie explique enfin qu’elle subit encore des angoisses très fortes et qu’elle revit la scène d’agression. « À une certaine heure, je ne sors plus de chez moi’’. Les raisons de l’altercation ? « Un mauvais regard, il m’a frappé en premier, je me suis défendu et après il s’est passé ce qui s’est passé » (il a reçu un coup de couteau). « Rien qu’à son regard, ça se voyait qu’il voulait me mettre un coup de couteau. Je voulais pas garder le couteau en moi, je l’ai enlevé. Ensuite c’est le trou noir (malaise). »

En cagoule noire, tout habillé en noir

Le président Reynes cherche à distinguer le dessous des cartes et savoir si une autre affaire de trafic ou de dette ne cache pas une version de convenance éludant une affaire plus grave. On apprend à l’audience que l’un des prévenus était sur la scène de violence avec « une tenue non conventionnelle, vêtue de noir, avec une cagoule noire », précise le magistrat. Le prévenu concerné baisse la tête… Le président évoque la situation pénale de chaque prévenu, l’un d’eux est prison pour une autre affaire de trafic de drogue. L’autre prévenu est aussi en détention provisoire pour la même affaire de stups.

« Il ne lui laisse aucune chance »

Me Roux, l’avocat de la partie civile, insiste sur le caractère préparé des faits avec un couteau de chasse planté dans la cuisse et des gens qui reviennent. Ils auraient pu repartir. L’avocat ironise que l’un des suspects est surnommé  »la lame », l’homme vêtu de noir. Il souligne la longueur d’un couteau qui fait plus de 20 centimètres. Ils agissent ensemble, ils fuient ensemble. L’arme utilisée ? « On est allé la chercher et on revient avec, on utilise cette arme, normalement pour dépecer du gibier, quand on utilise ça sur un humain, on connaît les conséquences. Il ne laisse aucune chance à celui-ci », ajoute Me marc Roux.

Jusqu’à six ans de prison requis

Le parquet a demandé six ans de prison contre l’auteur du coup de couteau et des peines de trois ans avec sursis probatoire pour les complices de second plan. Pour l’homme suspecté d’avoir accompagné l’agression, il a requis quatre ans dont trois assortis d’un sursis probatoire. Les avocats de la défense ont longuement plaidé le dossier. Pour certains, la relaxe s’impose faute de preuves tangibles.

Pour les autres avocats d’un barreau extérieur, lors de plaidoiries redondantes, la peine proposée est bien trop lourde. Après délibéré, le tribunal relaxe deux hommes dont le client de Me Ginot et condamne l’auteur du coup de couteau. Evan B. écope de sept ans ferme (un an de plus que les réquisitions). L’autre est condamné à deux ans avec sursis probatoire.

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