Un homme jugé détenu pour des faits perpétrés dans le train entre Lunel et Nîmes en janvier 2026. Le tribunal a considéré que c’était un frotteur. Il écope de 10 mois et le tribunal a révoqué un sursis prononcé à Montpellier dans une précédente affaire d’agression sexuelle.
La scène se passe dans le train entre Lunel et Nîmes en janvier dernier, un ressortissant équatorien, a été arrêté pour agression sexuelle alors qu’il était suspecté de se masturber en frottant sa jambe contre celle d’une jeune femme. Elle a aussi expliqué que le frotteur présumé avait aussi essayé de glisser sa main vers la zone génitale et qu’elle s’était levée à cet instant pour esquiver le geste. Lorsqu’il a été arrêté, il a expliqué qu’il ne se masturbait pas mais se grattait à travers la poche de son pantalon à cause d’une infection génitale qui le démangeait.
Ce vendredi matin, le prévenu de 26 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel lors d’une audience de comparution immédiate pour des faits de janvier 2026. Il a été placé en détention provisoire en février après qu’il a été déféré devant un magistrat du parquet de Nîmes. La présidente l’a interrogé sur une précédente condamnation pour agression sexuelle prononcée à Montpellier en 2025. Il avait écopé d’un an avec sursis probatoire.
À l’audience, la jeune fille qui a dénoncé les faits (en l’occurrence, que l’homme lui a touché la jambe pendant qu’il se masturbait) explique au tribunal les conséquences psychologiques subies. Elle évoque des cauchemars et de l’hypervigilance quand elle monte dans le train. La présidente lui demande de chiffrer son préjudice. Après réflexion, elle ne demandera pas de dommages et intérêts mais maintiendra sa position de partie civile.
Frottage ou frotterie, le parquet demande trois ans
Le vice-procureur de la République, Filip Ughetto, estime que les déclarations de la victime sont concordantes et réitérées devant le psychologue. Il observe que les faits de « frottage ou de frotterie » à caractère sexuel sont étayés par l’enquête. Le magistrat du parquet revient aussi sur la condamnation prononcée à Montpellier qui avait été assorti d’un sursis probatoire. Cela « coule de source qu’il ne devait pas recommencer à commettre de nouvelles infractions ». Il réclame trois années de prison ferme et la révocation d’un an du sursis. L’avocat de la défense insiste sur la dimension pathologique et psychiatrique de son client qui est pourtant inséré socialement et avait un emploi (travailleur agricole).
Révocation d’un sursis prononcé à Montpellier
Le prévenu assure qu’il se soumettra à un suivi psychologue. « Je suis conscient que si je reçois de l’aide, je pourrai m’en sortir ». Après délibéré, le prévenu est reconnu coupable d’agression sexuelle. Il est condamné à 10 mois de prison ferme et son sursis de Montpellier est révoqué à hauteur de six mois, soit 16 mois ferme.




