Accident dans l’Orb : un kayakiste passe cinq heures dans l’eau glacée accroché à la berge avec le col du fémur brisé

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Mercredi 25 mars, un kayakiste d’une quarantaine d’années a eu un accident alors qu’il naviguait sur l’Orb. Il a attendu les secours plus de cinq heures accroché à la berge, dans l’eau, le col du fémur brisé.

Mercredi soir 25 mars, il faisait nuit noire quand les secours sont parvenus à extraire de son mauvais pas, un kayakiste d’une quarantaine d’années, accroché à la berge de l’Orb au niveau du Poujol-sur-Orb. Prise en charge par l’équipage du Dragon34, la victime a été héliportée au CHU de Montpellier pour y être opéré.

Il fait une chute de 7 mètres

Mercredi après midi, un homme d’une quarantaine d’années, moniteur de canoé décide de descendre l’Orb pour vérifier sa navigabilité et aussi qu’il n’y a pas d’obstacle sur le fleuve. Arrivé au Poujol-sur-Orb, selon des informations recueillies par Midi Libre, des branches faisaient barrage. Le kayakiste aurait choisi de descendre de son embarcation pour dégager comme il le pouvait, un passage sur la voie d’eau, mais il a fait une chute de 7 mètres, et se serait brisé le col du fémur. Incapable d’appeler de l’aide, l’homme est tout de même parvenu à regagner la berge malgré la douleur, puis il a attendu, immergé dans l’eau glacée, que les secours lui viennent en aide.

Une corde pour traverser l’Orb en sécurité

En début de soirée, c’est la compagne du moniteur qui a donné l’alerte. Des pompiers d’Olargues seraient partis à la recherche de la victime. La rivière est glacée, le courant puissant et la nuit va vite tomber. Après de nombreux efforts et des recherches intensives, l’homme est repéré dans un des méandres du fleuve. Les pompiers traversent très difficilement l’Orb avec de l’eau jusqu’à la poitrine. Pour sécuriser leur passage, ils tendent un cordage de sécurité pour s’y accrocher et ne pas être emportés par le courant. Les secours appellent la sécurité civile et des moyens plus importants sont sollicités pour prendre en charge le blessé qui souffre énormément. Il va falloir des moyens aériens pour le treuiller dans des conditions difficiles.

« Il a fallu aménager un espace pour travailler »

« Il y avait du vent, une température proche de zéro degré », explique le docteur Eric Hatterer, médecin du service départemental d’incendie et de secours (Sdis) qui est embarqué sur le Dragon 34 de la sécurité civile, avec deux pompiers spécialisés dans les interventions en milieu périlleux. « Quand nous sommes arrivés sur le site de l’intervention, le pilote m’a prévenu que je risquais de travailler dans l’eau. C’est ce qui est arrivé. Il a fallu dans un premier temps aménager un espace avec des troncs d’arbre que nous avons récupérés autour de nous. Il n’y avait pas de place pour la barquette et la nuit était tombée. Nous étions éclairés par le phare du Dragon. Le patient souffrait et nous ne pouvions pas trop le manipuler. J’ai dû l’endormir un peu, il était en hypothermie. Il était dans l’eau depuis un moment et nous aussi nous avons travaillé les pieds dans l’Orb pour le conditionner. Cela devenait délicat et il fallait aller très vite. Finalement nous sommes arrivés assez rapidement à l’évacuer et il a été héliporté à Montpellier où il a été opéré de sa fracture du col du fémur. » Pour le docteur Hatterer c’est une des interventions les plus périlleuses qu’il a réalisée. « Ce sont des contraintes que nous pouvons rencontrer, un terrain instable, ça a été vraiment compliqué. »

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