Entraîneur et dirigeant du centre de formation des Béziers Angels, Romuald Bainvel, fait le point sur la fin de saison.
Avant de parler des autres catégories de jeunes du club, comment voyez-vous la fin de saison pour l’équipe réserve, classée quatrième de sa poule de Nationale 2 ?
Il nous reste quatre matches, nous allons essayer d’en gagner le plus possible. Nous aurons notamment deux confrontations face à des équipes mieux classées (ndlr : Istres et Hyères), ce seront des rencontres sympas à jouer. Ce qui est intéressant depuis quelques semaines, c’est que l’on commence à vraiment mieux jouer. L’équipe avait déjà beaucoup de qualités en service-réception, c’était une arme depuis le début de saison. Mais depuis quelques semaines, j’ai la sensation que nous avons gagné en régularité sur la longueur d’un match. Maintenant, il va falloir essayer de bien terminer cette saison en prenant le plus de points possible.
Dans le projet du club et du centre de formation, est-ce important d’avoir une équipe réserve à ce niveau ?
Oui, c’est bien d’évoluer en Nationale 2. Au-dessus, nous ne pouvons pas y aller, dans la mesure où les matchs se joueraient le samedi et que financièrement, nous ne sommes pas armés pour avoir deux collectifs qui puissent jouer en Ligue A et en Élite. Mais c’est déjà une très bonne chose que nous ayons cette équipe réserve en Nationale 2.
Cela permet aux jeunes qui s’entraînent avec les professionnelles, mais qui n’ont pas beaucoup de temps de jeu en Ligue A, de prendre de l’expérience et de garder le rythme. Dans le cas où elles seraient amenées à monter avec l’équipe première, c’est important qu’elles soient dans les meilleures dispositions possibles.
Au-delà de la Nationale 2, comment se portent les autres équipes jeunes du centre de formation ?
La Prénationale est troisième de sa poule et pourrait monter en Nationale 3 la saison prochaine, ce qui serait vraiment intéressant pour le club. Nous avons également des jeunes engagés en Coupe de France et une équipe quatre qui commence à prendre ses marques dans son championnat de Régionale 1. La saison n’est pas encore terminée, mais nous pouvons déjà être satisfaits.
« Les demandes sont de plus en plus importantes »
À l’image de la sélection tricolore, le volley-ball féminin semble connaître un engouement important ces dernières années. Est-ce que cela se traduit concrètement sur le bassin biterrois ?
On le voit effectivement au niveau du centre de formation avec des candidatures qui sont toujours très nombreuses. Mais cet engouement va bien au-delà, je le ressens notamment au niveau du bassin biterrois en général. Les demandes sont de plus en plus importantes et les effectifs de jeunes ont été largement augmentés, même si nous ne pouvons pas prendre tout le monde.
Cela montre qu’il y a une visibilité de plus en plus importante en France et en Occitanie. C’est vraiment encourageant pour la suite et les prochaines années, même si cela implique aussi que nous devons encore nous étoffer au niveau de l’encadrement. Il faut que l’on arrive à évoluer encore davantage, même si la situation est déjà très positive.
Un mot également sur les zones de turbulences que le club a traversées ces derniers mois. Comment le centre de formation a-t-il vécu cette période difficile ?
C’est vrai qu’il y a eu des moments compliqués au sein du club, mais nous avons justement fait en sorte qu’il n’y ait aucun impact. C’était important que cette situation ne nous atteigne pas.







