En février 2024, une équipe de tournage embarquée avec la Bac est tombée sur une scène incroyable. Bilan des hommes en fuite et un fusil-mitrailleur découvert
Le tribunal a révélé ce jeudi une affaire étonnante qui s’est déroulée à Nîmes le 4 février 2024 alors qu’une équipe de télévision est en train de faire un reportage avec la Bac. Les policiers avaient pris en chasse une voiture qui roulait à vive allure dans le secteur de l’avenue Kennedy. L’affaire s’était transformée en véritable course-poursuite avec des pointes à 180 km dans le secteur de la route de Montpellier puis dans le secteur de la Bastide où la voiture des fuyards connaissait un problème mécanique imposant à la Clio de rouler à 30 km/h.
Trois des quatre occupants de la voiture réussissaient à prendre la fuite et abandonner le véhicule qui finissait dans un fossé. L’un des suspects, coincé dans les ronces, était arrêté par la Bac toujours en présence de l’équipe de télé. La Bac découvrait par ailleurs un fusil-mitrailleur. Un suspect était placé en garde à vue et une enquête était ouverte et un magistrat instructeur désigné. Au terme de près de deux ans d’instruction, le juge décidait de renvoyer en correctionnelle quatre hommes suspectés d’association de malfaiteurs et pour deux d’entre eux pour détention d’armes, l’un pour avoir transporté un pistolet 9 mm et un fusil-mitrailleur pour le second.
Jusqu’à sept ans de prison ferme
Jeudi 26 mars, quatre ont comparu devant le tribunal correctionnel pour y répondre de leur implication dans cette course-poursuite. Le président Reynes a rappelé à chacun les infractions et effectué une synthèse de l’affaire qui s’inscrivait dans un contexte de règlement de comptes et de tirs pour s’approprier des points de deal. D’ailleurs, le 20 février 2024, un homme avait été tué au Mas de Mingue. Lors d’une audience tardive, jeudi soir, le parquet a réclamé la condamnation des prévenus. La défense était soutenue par plusieurs avocats dont Mes Ludivine Gloriès, Chrystèle Georges qui ont tenté de limiter la portée des réquisitions. Après délibéré les quatre prévenus ont été reconnus coupables et ont écopé de peine allant jusqu’à sept ans de prison ferme. La défense n’a pas indiqué si des appels étaient déposés.




