Pernot et Bourgeon, le printemps en apéro sur la course de côte automobile Bagnols – Sabran

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Cinquante-cinquième édition de la course de côte de Bagnols-Sabran, première manche du championnat de France, ce week-end. 180 pilotes au départ.

Depuis des décennies, les premières escarmouches du championnat de France se déroulent sur les pentes de la course de côte de Sabran et 2026 ne dérogera pas à la tradition. Ce n’est pas nouveau, Sabran fait recette et, modernes et historiques, ils sont 180 à avoir envoyé leur demande d’engagement. Parmi eux, les principaux protagonistes d’une saison passée qui fut très animée.

Marc Pernot aligne la dernière mouture de chez Nova-Proto, inscrite dans la classe 2 du groupe vedette E2SC avec un moteur 1,2 litre turbo. Légèrement moins puissante que les classiques Nova 1,7 litre turbo, cette version 2026 a encore évolué sur le plan aérodynamique et liaison au sol avec une nouvelle cellule sécurité. Le pilote d’Ornans (Doubs) précise qu’il lui reste des kilomètres de mise au point à effectuer.

Bourgeon la Revolt

Fabien Bourgeon et la Revolt de sa conception, vice-champion de France, pourraient bien en profiter sur les premières courses. « L’an dernier, des problèmes de fiabilité m’ont handicapé d’entrée de jeu. Ma victoire au Mont-Dore a mis du baume au cœur. C’est une course où le châssis fait la différence… »

Leur duel recommencé sera passionnant, ici, ce d’autant que l’ancien champion de France Sébastien Petit, Maxime Dojat, le Belge Corentin Starck et le volubile Tarbais Sébastien Jacqmin, tous au volant de Nova NP 03, entendent bien se mêler aux débats. Le très expérimenté Cyrille Frantz alignera une Osella PA30 T.

Deux Formules 3

Dans ce groupe E2 SC très huppé, le Gardois Frédéric Tosetto tentera une belle performance dans la petite classe avec sa Wolf. Seuls, le viticulteur du Pic Saint-Loup Romain Gelly et le Saint-Jeannais Jonathan Armand sont en lice dans la catégorie très suivie des Formules 3.

En série Production, la bagarre devrait reprendre avec encore plus d’intensité. Champion en titre, le Berrichon Anthony Dubois (Alpine GTTS) entend bien récidiver. Mais ce coup-ci, Yannick Poinsignon et son impressionnante BMW M3 dotée d’un moteur de 4,5 litres de cylindrée, victime d’une casse moteur à Sabran l’an passé et deuxième au final en 2025, entendent bien reprendre un titre qu’il signa par deux fois.

Jérémy Avellanéda ambitieux en Production

Jean-François Ganevat, sur Renault RS01, est le troisième du lot mais Olivier Berreur (RS01), Nicolas Granier (Audi RS3 LMS), Manuel Brunet (Lamborghini), Ronald Garcès ou Alexandre Garnier et leurs Porsche se mêleront à l’empoignade. Dans ce concert très relevé, le local Jérémy Avellanéda (Porsche 991 GT3) est fort capable de jouer le podium.

Les amateurs gardois boudent de plus en plus les manches du championnat de France et ici, plus qu’ailleurs, Michaël Pérez et Fabien Dardalhon joueront placé en FC, tout autant que René Dumas et Alex Pieyre en groupe N ou Alexandre Neulat en N3.

Dans le groupe F 2000, Stéphan Rouveirolles (Saxo) visera le podium tout comme Julien Bourguignon (208 RC4) et Damien Grand (Clio R3) en groupe A.

Pernot, Bourgeon et les autres, une belle première manche en guise d’apéro pour le début du printemps !

Sabran pratique : ce samedi 28 mars, deux essais chronométrés et 1re manche de course. Dimanche, 8 h, deux montées de course.

Disparition du pilote Serge Clarens, ancien correspondant Midi Libre

Carnet noir. Arrivé très jeune à Saint-Jean-du-Gard, le village de sa maman, Serge Clarens avait rejoint les Cévennes après des études à l’école normale d’instituteurs de Nîmes et enseigné à Anduze.

Touche-à-tout de talent, il avait lui-même construit sa propre voiture de course de côte sur une base de Matra Jet 5. Plus tard, il signait un titre de vice-champion de Ligue, en 1992, au volant d’un prototype Arc-Alfa. Membre fondateur de l’Ecurie automobile des Camisards, il en tint le secrétariat durant de longues années.

Impliqué dans la vie du village, il en fut le correspondant pour notre titre durant plus d’une décennie. Serge Clarens a succombé à la maladie à 72 ans. À sa famille, Midi Libre présente ses condoléances attristées.

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