Mobilisée contre les violences sexistes et sexuelles, l’association alésienne Boucan lance un appel aux dons pour financer son premier local. La cagnotte dépasse déjà les 15 000 €.
Avec plus de 200 contributeurs et près de 15 000 € récoltés, la campagne de financement participatif de l’association Boucan connaît un démarrage « très fort et très rapide« . « On a dépassé le premier palier en cinq jours« , souligne Lara Peyret, fondatrice et coordinatrice.
L’objectif est fixé à 18 000 € pour sécuriser une année de location et équiper le lieu. « On est en bonne voie, mais c’est souvent la fin qui est la plus difficile« , rappelle-t-elle, appelant à un « dernier coup de pouce« . La cagnotte est sur le site HelloAsso et donne accès à des contreparties, présentées sur le site. Pour rappel tout don peut être déduit des impôts.
Créée il y a trois ans à Alès, Boucan agit dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS). D’abord entièrement bénévole, l’association s’est progressivement structurée et compte aujourd’hui deux salariées, avec l’arrivée prochaine d’un troisième poste.
Un lieu fixe pour accueillir et accompagner
Jusqu’ici, l’association fonctionne sans local, s’appuyant sur des partenaires pour organiser ses actions. « Ça demande beaucoup de coordination, il faut réserver des salles à chaque fois« , explique Ambre Fiori, administratrice.
Un lieu dédié permettrait un accueil plus stable et confidentiel des personnes accompagnées. « L’idée, c’est d’avoir un espace repère, sécurisant et chaleureux« , insiste Lara Peyret.
Le futur local accueillerait groupes de parole, permanences, ateliers artistiques ou encore actions de prévention. « On ne dévoile pas des violences du jour au lendemain. Il faut du temps, de la confiance. Un lieu permet de créer ces habitudes« , ajoute-t-elle.
Un appel aussi lancé aux propriétaires
Au-delà du financement, l’association est activement à la recherche d’un lieu. Elle privilégie un local situé à Alès, facilement accessible, idéalement en rez-de-chaussée ou avec ascenseur.
« On cherche un espace assez grand, avec une pièce principale pour les ateliers, et d’autres salles pour les bureaux et les entretiens« , détaille Lara Peyret. L’objectif : pouvoir accueillir du public dans de bonnes conditions, mais aussi garantir des espaces confidentiels.
Un soutien qui dépasse le territoire
Si la majorité des dons provient du Gard, la mobilisation dépasse largement le territoire. « Le soutien est massif et vient de toute la France« , se réjouit l’équipe.





