Militaire durant huit ans, la Nîmoise a également vécu en Australie, voyagé seule à travers le monde, avant de se passionner pour le tatouage.
En 2023, après des études à l’école des sous-officiers de Saint-Maixent, un poste de militaire huit années durant dans le génie, un voyage dix-huit mois en Australie à bord d’un van, Jennifer Arlabosse, passionnée de dessin, s’essayait au tatouage sur son propre corps. De fil en aiguille, des copains lui confiaient leurs jambes, puis les copains des copains, avant qu’un shop de Montpellier ne l’embauche, puis un deuxième à Nîmes. « Il a fermé ses portes juste après mon arrivée. Je me suis alors lancée » : en décembre, cette Nîmoise de naissance ouvrait au cœur de l’Écusson, rue Sainte-Eugénie, son propre salon, Black Needle. « J’ai eu le coup de cœur pour ce local de 15 mètres carrés. Je suis dans ma bulle, au calme. Il faut être rigoureux, prendre son temps. » Le temps de comprendre le projet du client, d’être à son écoute, après des premiers échanges sur Instagram. « Je suis polyvalente. Et j’adore tout ce qui est dark ornemental, les lettrages avec des effets de flou dans les mots. »
Invitée dans un shop de New-York
Autre spécificité, la seule utilisation du rouge et du noir : « Le noir car c’est ma couleur préférée ; et le rouge se marie avec. Elles vieillissent très bien également. » Tout en étant appréciées des clients dont l’âge oscille de 18 à 75 ans. « Les gens reviennent très vite, sourit la jeune femme, installée à Uchaud. Ils sont inspirés : c’est l’effet tatouage. »
Surfant sur le bouche-à-oreille, Jennifer Arlabosse communique parallèlement sur les réseaux sociaux. Et cette bourlingueuse dans l’âme, qui voyage toujours toute seule, s’envolera en septembre pour New-York en tant que guest : « J’ai été invitée à tatouer dans un salon durant trois jours. Je pars juste avec ma machine et mes aiguilles. » Une grande première pour cette passionnée.








