ce passeur faisait monter des migrants illégalement dans des camions direction l’Angleterre

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Au tribunal du Mans (Sarthe), vendredi 27 mars 2026, un homme de 43 ans est jugé. Puisqu’il a fait passer illégalement des migrants dans des camions au niveau de l’aire d’autoroute de Sargé-lès-le-Mans, entre octobre 2025 et mars 2026.

Des migrants frigorifiés appellent les secours

Samedi 24 janvier 2026, les secours reçoivent un appel de personnes affirmant être frigorifiées dans un véhicule à Cherbourg. Une fois secourues, ces dernières, effectivement retrouvées dans un camion frigorifique, expliquent avoir passé près d’une journée et demie à l’intérieur.

Les deux hommes, des migrants qui espéraient rejoindre l’Angleterre, précisent également avoir « embarqué » sur une aire d’autoroute sarthoise et avoir payé un passeur pour être introduits dans un camion.

Un passeur de 43 ans faisait embarquer des migrants dans des camions au niveau de l’aire d’autoroute de Sargé-lès-le-Mans

L’enquête débute et les enquêteurs identifient d’autres migrants ayant eu recours aux « services » de ce passeur. Ainsi, samedi 10 janvier 2026, un Irakien, qui souhaitait lui aussi se rendre au Royaume-Uni, est arrêté en Normandie. Il désigne le même passeur, tout comme quatre migrants originaires du Moyen-Orient, découverts eux aussi dans un camion à Dieppe quelques semaines plus tôt, mercredi 26 novembre 2025.

Après plusieurs jours de surveillance, les enquêteurs interpellent, mardi 24 mars 2026, un Irakien de 43 ans. L’homme faisait « embarquer » des migrants dans des camions à l’insu des chauffeurs, sur l’aire d’autoroute de Sargé-lès-le-Mans (A11), en passant notamment par le grillage de l’aire.

Interrogé en garde à vue sur la manière dont il trouvait ses « clients », il répond : « C’est au pays qu’on m’envoie des personnes. Sinon, les migrants se refilent mes coordonnées. »

« Monsieur ne reconnaît que ce qui l’arrange »

Devant le tribunal, le prévenu, un homme grand, plutôt mince, vêtu d’une veste noire et d’un pantalon sombre, reconnaît les faits qui lui sont reprochés, tout en contestant être un passeur. Déjà condamné en Belgique à quatre ans de prison pour des faits similaires, il affirme avoir été contraint, par nécessité, de se livrer à cette activité afin de pouvoir soigner sa mère, atteinte d’un cancer et vivant en Irak.

« Monsieur ne reconnaît que ce qui l’arrange […]. Cette exploitation de la souffrance humaine, c’est de cela dont monsieur s’est rendu coupable à nouveau », déclare le procureur. Il requiert six ans de prison ferme, avec placement sous mandat de dépôt, ainsi qu’une interdiction définitive du territoire français.

« Il faut ramener le dossier à ce qu’il est réellement », plaide Me Annabelle Lefèvre, qui soutient que son client était tout aussi victime qu’auteur, sinon davantage.

Quatre ans de prison pour le passeur

Reconnu coupable, le prévenu est condamné à quatre ans de prison ferme, avec placement sous mandat de dépôt.

Il fait également l’objet d’une interdiction définitive du territoire français.

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