Toulouse. Après une tentative de suicide, le « boss » des Izards refuse à nouveau d’assister à son propre procès

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Décidément, le « boss » des Izards, Mohamed Z., sème le trouble à la Cour d’assises de Toulouse. Après avoir tenté de mettre fin à ses jours, en fin de nuit ce jeudi 2 avril, il a été jugé apte à comparaître dans l’après-midi… mais a refusé catégoriquement de retourner dans le box des accusés.

« Je sors de l’hôpital, je suis sous morphine, je ne suis pas en état de me présenter aujourd’hui et demain », a-t-il déclaré à l’huissier qui formalise son absence ce jeudi.

Un lourd procès

Ce père de famille de 44 ans, considéré comme la tête d’un réseau de trafiquants du quartier des Izards, est jugé aux côtés de 10 autres accusés – l’un est en fuite – depuis le 23 mars, pour le meurtre en bande organisée d’un guetteur des Izards. Un certain Djilali A., tué par balle à 24 ans, le 24 août 2020 : c’était l’un des multiples épisodes de fusillades mortelles qui ont secoué le quartier, durant l’été 2020, autour de la récupération d’un point de deal rapportant quelque 40 000 euros par jour.

Le procès des 11 accusés doit se clôturer ce vendredi 3 avril et ce, malgré les rebondissements provoqués par celui que la présidente considère comme l’un des commanditaires du meurtre – également inquiété dans deux autres procès à venir.

Jugé apte à comparaître

« Mon client est en grande souffrance depuis longtemps par rapport aux accusations contre lui, et il a clamé son innocence tout au long du dossier. Il a une personnalité dépressive, depuis un moment », soufflait Me Dunac à Actu Toulouse, ce matin.

C’est dans ce cadre, selon son avocat, que Mohamed Z. a tenté de se suicider par pendaison dans la nuit. Examiné par un médecin légiste, il a cependant été jugé apte (physiquement) à comparaître lors de l’audience.

Il refuse d’assister au procès

S’il n’est pas dans le box des accusés, à 14 heures ce jeudi, c’est donc parce qu’il s’y refuse. « Il est en souffrance psychologique, il est sous morphine, dans les vapes… », justifie son avocat, appuyant les explications du grand absent.

L’audience va donc devoir se poursuivre sans lui. C’est la deuxième fois que Mohamed Z. fait le coup : ce mardi 31 mars, le matin de son interrogatoire par la présidente Dominique Coquizart, il s’était déjà refusé à comparaître. Il avait fallu attendre l’après-midi pour qu’il soit forcé de remonter depuis les geôles jusqu’au box des accusés.


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