dans les Yvelines, ils ne supportent plus la présence des courts de tennis

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Revers pleine ligne pour les voisins des courts du club du tennis du Chesnay-Rocquencourt, dans les Yvelines. Le juge des référés du tribunal administratif de Versailles vient de débouter, a appris 78actu, un couple excédé par les « nuisances sonores et visuelles » de l’installation sportive. Selon eux, tout a commencé en 2019, lorsque les terrains du vénérable TC Le Chesnay Trianon, club fondé en 1934, ont été couverts par un velum.

Les requérants et le syndic de la copropriété de la résidence Dauphine avaient introduit leur requête le 17 novembre 2025 dans le cadre d’un référé conservatoire, une procédure qui permet à un juge d’ordonner toutes « mesures utiles » du moment qu’elles ne font pas « obstacle » à une décision administrative.

Les requérants mettaient la pression sur la Ville

Les demandeurs voulaient que le magistrat fasse « injonction » au maire de l’époque – Richard Delepierre (MoDem), battu lors des élections municipales de mars 2026 par Anne Père-Brillault (LR) – de prendre des mesures pour « garantir la tranquillité des riverains ».

Une « réglementation stricte » des horaires d’utilisation des courts n° 2 et n° 3, mais aussi des « restrictions d’utilisation les soirs, week-ends et jours fériés » étaient attendues, tout comme « l’interdiction d’utiliser le court de tennis n° 1 » et la « mise en place d’un dispositif concret » pour empêcher « effectivement » l’accès aux courts en dehors de ces horaires.

Plusieurs doléances afin de réduire la gêne

Les requérants voulaient aussi qu’il soit fait « injonction » au maire d’installer sur le grillage du tennis-club du Trianon « un brise-vue de 36 m de longueur sur 2 à 3 m de hauteur » afin de « réduire la gêne occasionnée par les panneaux LED ». Il fallait aussi « forcer par programmation l’extinction de l’éclairage des trois courts et « interdire leur allumage » après 22 h.

« Les conditions d’utilisation des trois courts de tennis depuis leur couverture en 2019 portent une atteinte grave à la tranquillité et à la santé des riverains, plaidait leur avocate, Me Aline Simard. Ces nuisances ont un impact sur leur santé physique et mentale… »

L’expertise judiciaire traîne

« L’expertise judiciaire a été retardée du fait de la commune », rappelait alors Me Aline Simard, ajoutant qu’il existait « un risque de s’écouler plusieurs mois, voire années, avant la réalisation effective des travaux ». L’expert mandaté par le même tribunal administratif de Versailles, en septembre 2023, n’avait en effet rendu sa « première note d’étape » que le 2 juillet 2025.

Les « mesures » prises jusqu’alors par la municipalité étaient en tout état de cause « insuffisantes » pour Me Aline Simard et ses clients. Une « temporisation » a été mise en place pour que les courts ne soient « allumés que durant leur utilisation effective », répliquait la Ville.

La municipalité déroule ses différentes actions

Un « marché de maîtrise d’œuvre » a aussi été passé le 25 novembre 2025 pour « construire des ouvrages destinés à atténuer la réverbération acoustique » du hall de tennis. « Les nouveaux interrupteurs permettant d’éteindre les cours ont été installés fin novembre 2025 », rappelait aussi la collectivité.

« Les requérants ont introduit ce référé plus de six ans après l’apparition des nuisances », minimisait aussi la municipalité pour dénier toute « urgence » à statuer dans ce dossier. « Ils ont fait obstruction à l’intervention du maître d’œuvre afin que ce dernier réalise des mesures acoustiques actualisées », observait la Ville.

« La réalité des nuisances est établie » par l’expertise

L’ancien maire Richard Delepierre leur avait par ailleurs déjà écrit, le 2 octobre 2025, pour leur dire qu’il était « pleinement mobilisé pour engager des actions techniquement réalisables et financièrement soutenables » pour « solutionner le litige ».

« En demandant que le maire soit enjoint de restreindre les horaires […] des courts n° 2 et n° 3 et à interdire l’utilisation du court n° 1 […], les requérants demandent nécessairement au juge d’enjoindre à une autorité administrative de prendre des mesures […] ni provisoires ni conservatoires », résume le juge des référés du tribunal administratif de Versailles dans sa décision de janvier 2026 qui vient d’être rendue publique.

Dans sa conclusion motivant le rejet de la demande, le magistrat souligne ceci : « Si la réalité des nuisances est établie […] par les éléments issus de l’expertise, et si ces nuisances sont de nature à altérer l’état de santé [du couple de requérants] – dont le médecin traitant atteste de l’existence d’angoisses, de stress et de fatigue -, les mesures ne visent pas pour autant à mettre un terme à un danger immédiat ».

G.F./PressPepper

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