Relancée entre les deux tours des municipales, la démolition du presbytère et d’une partie du patrimoine historique du village continue de susciter l’incompréhension. Les nouveaux élus veulent désormais réunir tous les acteurs avant de décider de la suite.
« C’est le patrimoine de nos ancêtres qui part en poussière. C’est dommage. Nous aurions pu faire de belles choses avec une bâtisse comme celle-là », soupire Alexandre Monaco devant le chantier de démolition du presbytère, d’une partie du rempart* historique du village et de l’îlot Pappas de Saint-André-de-Sangonis. Le nouveau maire confie avoir été « farouchement opposé » à ce programme ficelé par l’ancienne municipalité qui a planifié la construction d’une médiathèque et de logements à la place de ces vieilles pierres. Entre les deux tours des municipales, alors que la majorité sortante figurait en mauvaise posture, un coup d’accélérateur a été donné à une démolition qui était en stand-by depuis des mois. « Nous avons été très surpris de cette démolition à ce moment-là. Nous avons été mis devant le fait accompli. Certes la bibliothèque est en mauvais état et une médiathèque est nécessaire, mais pas en ce lieu. Je ne voulais pas que l’on détruise le presbytère, on aurait pu le réhabiliter et faire du parc un poumon vert. J’avais signé les pétitions contre ce projet », rappelle le nouvel édile.
Un chantier sécurisé en urgence
« Dès notre élection, nous avons sécurisé au maximum le site et avons mis le chantier en conformité* avec les préconisations du service d’inspection (Dekra). Il fallait aussi d’humidifier le chantier afin que le voisinage n’ait pas trop de poussière. Cela n’avait pas été fait. L’étayage de ce qu’il reste de muraille a également été assuré, en fonction de ces demandes. La sécurité a été notre priorité », souligne René Garro, adjoint délégué à l’urbanisme.
Un héritage encombrant
Alors de quoi sera faite la suite ? » C’est un sujet épineux, il y a des enjeux financiers importants pour la commune et donc pour les habitants », résume Alexandre Monaco. » Mais aujourd’hui, force est de constater que « si tout cela n’avait pas été détruit, nous aurions eu davantage d’options. Mais que pourra-t-on faire aujourd’hui ? On se serait bien passé de cet héritage », lâche-t-il. Un tour de table est prévu entre les nouveaux élus, avec les entreprises, la Drac, l’Inrap, l’EPF, FDI afin de faire un état des lieux de la situation, mesurer les marges de manœuvre et connaître les délais, « mais il va falloir aller vite. «
Ensuite, « nous consulterons la population, c’est important pour nous. Nous organiserons des réunions publiques avec ces organismes pour faire un point de situation et voir quelle direction nous allons pouvoir prendre », promet Alexandre Monaco.








