Installation de Primark au Polygone de Béziers : qu’en pensent les commerçants du centre-ville ?

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Dans le centre-ville de Béziers, l’arrivée de Primark divise les commerçants. Pendant que certains craignent que les clients s’éloignent des ruelles au profit du centre commercial, d’autres, orientés vers le haut de gamme, ne voient pas la concurrence.

La fast-fashion poursuit son offensive. Déjà forte de trente points de vente en France, l’enseigne Primark étend sa toile et ouvrira trois nouvelles boutiques d’ici 2027. L’une d’entre elles prendra place à Béziers, dans le centre commercial du Polygone. Un choix stratégique pour la marque qui souhaite proposer des formats plus resserrés et adaptés aux villes moyennes. Quel regard les commerçants du centre-ville posent-ils sur l’arrivée de l’enseigne à Béziers ?

« Comment voulez-vous que l’on concurrence des jeans à 10 euros ou des lots de dix paires de chaussettes à 3,50 euros ? C’est impossible », interroge cette commerçante. Dans les rues sinueuses du centre-ville de Béziers, l’arrivée de Primark divise.

Prendre son mal en patience

« J’ai dû mal à comprendre ce choix du Polygone, certaines boutiques de prêt-à-porter risquent de souffrir. C’est sûr que ça va amener du monde, mais je ne sais pas si ce sont les mêmes clients », exprime sur un ton dubitatif Pierre Damier, président des commerçants du centre-ville biterrois. Il anticipe : « je crains que ce soit plus négatif, que ça déplace les clients du centre-ville ». « Mais c’est très difficile de prévoir aujourd’hui, alors il faut rester positif et prendre son mal en patience », conclut-il comme un mantra.

Au milieu des vêtements colorés de sa boutique, située rue du 4-Septembre, Suzanne Hidalgo, semble désabusée. Après 50 années à vendre des vêtements, elle a vu son métier évoluer au fil des décennies. Internet a déjà bouleversé le marché des vêtements. Alors l’arrivée d’une enseigne d’ultra-fast fashion n’est qu’une « suite logique ». « Moi, ça m’échappe que l’on consomme des vêtements comme du jetable. Je ne juge pas, chacun fait comme il peut, mais je suis d’une autre génération. Nous, commerçants, sommes obligés de faire avec », affirme-t-elle. Une cliente tente d’adoucir ce constat : « Vous ne vendez pas la même chose, Primark c’est vraiment de la mauvaise qualité. »

Pour tout le monde

« Primark va ouvrir une boutique dans le Polygone ? C’est génial ! », s’enthousiasme une vendeuse de la boutique Popsie. B, rue du 4-Septembre. Elle ne voit pas la concurrence : « Nous n’avons pas la même clientèle, nous vendons des marques, des produits de bonnes qualités. Ce n’est pas pour toutes les bourses et il en faut pour tout le monde, pour toutes les familles. »

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