Entre la Placette et l’avenue Jean-Jaurès à Nîmes, un nouveau lieu d’art où les expositions vont se renouveler tous les deux mois.
Depuis l’enfance, Juliette Rostagno baigne dans l’art. À 24 ans seulement, elle se lance et ouvre sa galerie à Nîmes. Le 7 mai prochain, elle inaugurera sa première exposition Text. Ures, à la Galerie Avenue 42, entre la Placette et l’avenue Jean-Jaurès.
Après des études en histoire et en gestion du patrimoine, Juliette Rostagno a fait son stage de fin d’études à la galerie Le Réservoir à Sète. « Cela a confirmé mon envie de travailler dans le milieu de l’art et de la culture », se souvient-elle. Mais quand elle a commencé à chercher du travail, les choses se sont un peu compliquées. « Alors j’ai décidé de le faire toute seule ! », s’exclame la jeune femme, enthousiaste et volontaire.
Une atmosphère simple et chaleureuse
Dans cette ancienne quincaillerie où les boulons et les tournevis s’entassaient il y a peu du sol au plafond, Juliette Rostagno a créé un bel espace, sobre et lumineux. « J’ai voulu une atmosphère simple et chaleureuse, assez brute pour permettre aux artistes de mettre leurs œuvres en avant », poursuit-elle.
Depuis la rentrée dernière et la naissance de son projet, Juliette Rostagno, qui a longtemps vécu à Sète avant de retrouver Nîmes, a rencontré des artistes dans les foires, dans les salons, grâce au bouche-à-oreille… « Mes parents sont dans l’architecture, nous connaissions aussi pas mal d’artistes », précise-t-elle, toujours curieuse de nouvelles découvertes.
L’objectif est de réaliser une exposition tous les deux mois. Les premières seront collectives et thématiques, mais elle pourra ensuite organiser également des monographies. Pour son premier projet, Juliette a sélectionné des artistes qui travaillent tous « autour de la matière, avec des matériaux et des techniques différentes ».
Aux cimaises vont se croiser des photos d’Arthur Astier qui joue avec les saturations, Olivier Bottin qui peint et découpe des cartons ou livre des dessins proches de l’art brut. Juliette Rostagno va également présenter des toiles de Joseph Francelli, peintre sétois très expressif dont les scènes de vie sont pleines de mouvement et de couleurs. Dans un style pop, le Nîmois Jean-Claude Quivogne peint sur des supports inattendus, par exemple des lames de rasoirs. Enfin, Juliette Rostagno accueille des œuvres Jean Denant, notamment des sous-bois qu’il taille dans des planches ou des fleurs pleines de poésie qu’il peint avec du béton et de l’argile. Après ce premier cartel masculin, la prochaine exposition sera exclusivement féminine.
Le projet est courageux mais Juliette Rostagno déborde d’envie et de projets. Avec des œuvres à quelques centaines d’euros, elle souhaite attirer le grand public tout en créant un service de location avec option d’achat, pouvant intéresser les entreprises. Mais surtout, elle espère faire de sa galerie « un lieu de rencontres et d’échanges pour les artistes et les gens qui aiment l’art ».








