à Cherbourg-en-Cotentin, il poursuit sa victime avec un couteau

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Dans la nuit du 8 mai 2025, vers 1 h 30 du matin, une femme d’une cinquantaine d’années appelle la police : un homme qu’elle connaît vient de la menacer avec un couteau, en hurlant qu’il allait la « planter ».

Lorsque les policiers arrivent rue Bonhomme, à Cherbourg (Manche), l’homme a pris la fuite. Il sera interpellé un peu plus loin, rue de la Bucaille, encore fortement alcoolisé.

Dans ses poches, un couteau à lame d’une dizaine de centimètres.

En garde à vue, l’homme de 30 ans affirme ne rien se rappeler : il reconnaît avoir bu « une douzaine de bières », mais dit ne plus se souvenir des faits qui lui sont reprochés.

Sous curatelle et en rupture de traitement

Le trentenaire, schizophrène et en rupture de soins, vivait depuis quelque temps dans une grande fragilité. Il est sous curatelle et bien connu de la justice : 17 mentions figurent déjà à son casier judiciaire, pour des faits d’agressions avec ou sans arme, d’ivresse ou d’infractions à la législation liée aux stupéfiants.

L’expertise psychiatrique prévue avant son jugement n’a pu être réalisée – l’homme ne s’est pas présenté à son rendez-vous.

À la barre, la victime raconte sa soirée. Selon elle, le prévenu lui aurait réclamé dans la rue un peu d’argent.

Devant son refus, le ton monte, les insultes fusent. L’homme aurait ensuite sorti un couteau avant de la poursuivre dans la rue.

Son avocate décrit une cliente « profondément choquée », encore anxieuse à l’idée de croiser son agresseur.

Elle demande 800 euros de dommages et intérêts pour le préjudice moral, ainsi qu’une interdiction de contact.

Pour la procureure, cette affaire témoigne d’un dérapage inquiétant :

Une scène ubuesque, d’un homme ivre, menaçant, armé, qui voulait en découdre.

Elle souligne la dangerosité du comportement du prévenu et requiert 24 mois de prison, dont 12 avec sursis, assortis d’obligations de soins et d’une interdiction de détenir une arme ou d’approcher la victime pendant cinq ans.

L’avocat de la défense tente toutefois de semer le doute : « Les explications sont nébuleuses, il n’y a pas d’éléments matériels solides. Je ne sais pas quel crédit on doit apporter aux témoignages. On est parole contre parole. »

Le tribunal n’a pas partagé cette lecture.

Après en avoir délibéré, il a condamné le trentenaire à deux ans de prison, dont un an ferme, sans aménagement immédiat. Il devra suivre un traitement médical et indemniser sa victime.

Il lui est désormais interdit d’entrer en contact avec elle ou de détenir une arme pendant cinq ans.

Le tribunal a reconnu la constitution de partie civile et a fixé la somme de 800 euros pour le préjudice moral et 813 euros pour les frais de justice. Le prévenu, absent de l’audience, n’a pas fait l’objet d’un mandat d’arrêt.

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