à Paris, comment une mystérieuse guérilla contre un salon esthétique sème l’angoisse

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Au 3bis de la rue Léon-Jost, la façade du cabinet IP Clinic n’a plus fière allure. Sur la porte, un scellé. « Infraction : destruction par moyen dangereux. » Dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 avril 2026, les flammes ont ravagé le lieu, situé dans le 17e arrondissement de Paris, spécialisé dans les injections esthétiques. Trois personnes ont été blessées dans les flammes, dont un policier intoxiqué par les fumées. Quant au mobile de cet incendie volontaire, il interroge et inquiète les riverains.

Attaques au Molotov

Car depuis deux ans, date d’ouverture du cabinet, les assauts sont devenus monnaie courante dans cette petite artère cossue où l’haussmannien domine. « Ça a commencé par un jet de cocktail Molotov. Puis c’est devenu récurrent. À chaque fois, ce sont des petits jeunes qui viennent mettre le feu. Ces derniers temps, c’est arrivé souvent », relate un commerçant de la rue, installé depuis plusieurs années. Au fur et à mesure, la sécurité s’était renforcée dans la clinique. Des vigiles étaient présents de jour comme de nuit.

« On a été réveillés par des hurlements »

Deux jours avant les faits, deux personnes avaient tenté d’incendier le salon avant d’être mises en fuite. Mais dans la nuit de vendredi à samedi, plusieurs individus sont parvenus à entrer dans la clinique via la porte de service et ont mis le feu en jetant de l’essence, après avoir violemment agressé un vigile présent. « Vers 3 h 30, on a été réveillés par des hurlements. On a vu un homme blessé sortir de la clinique. Il y a eu de la fumée partout », nous indique un voisin de l’immeuble qui vit au premier étage. Selon les premiers éléments, un homme qui dormait au sein de la clinique a été brûlé dans les flammes. « Il était bien amoché », souffle un riverain.

Très vite, les pompiers arrivent sur place et évacuent l’ensemble de l’immeuble. « On s’est retrouvés en pyjama avec les enfants pieds nus. On est restés plusieurs heures dehors. J’ai voulu monter dans les étages toquer aux portes, mais on ne pouvait plus respirer », rembobine l’habitant de l’immeuble. Lors de l’opération des pompiers, plusieurs fenêtres sont brisées afin de prévenir certains résidents. Au total, 23 habitants ont été évacués.

Finalement, les habitants ont pu regagner leurs logements à l’aube, mais la colère et l’émotion sont encore bien présentes. « On ne sent pas en sécurité. Nous avons déjà tiré la sonnette à plusieurs reprises et on ne comprend pas pourquoi le bailleur du cabinet ne met pas fin au contrat », soupire l’habitant. Plusieurs plaintes ont d’ores et déjà été déposées. Le maire de l’arrondissement, Geoffroy Boulard (LR), a annoncé à nos confrères du Parisien que des places de stationnement allaient être supprimées devant l’immeuble pour éviter tout nouvel incendie.

« Cette fois, ils ont réussi »

Car l’inquiétude plane toujours dans le quartier. Pourquoi tant de violence sur cette clinique ? Toujours selon Le Parisien, plusieurs jeunes venus attaquer le lieu auraient été recrutés sur Snapchat via un commanditaire. Quatre d’entre eux avaient déjà été interpellés quelques jours avant les faits. Mais pour quelle raison en voudrait-on à ce cabinet ? Est-ce lié à la gérante, qui aurait été condamnée pour exercice illégal de la médecine quelques années auparavant, et dont l’ex-conjoint aurait déjà commis des violences, comme l’indiquent nos confrères ?

Aujourd’hui, IP Clinic n’est pas près de rouvrir ses portes. « Cette fois, ils ont réussi. Tout était cramé à l’intérieur, relate un commerçant, c’est vraiment mystérieux. Est-ce que c’est une vengeance ? C’est digne de la mafia ! » Les investigations sont toujours en cours auprès du premier district de police judiciaire de la capitale.

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