À Tornac, un défilé de blancs moutons contre la fermeture d’une classe…

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Alors que la fermeture de la classe de cours préparatoire (CP) du regroupement pédagogique (RPI) de Massillargues-Attuech et Tornac a été annoncée lors de la récente carte scolaire, les maires des deux communes, Aurélie Génolher et Marielle Vigne, recevaient la visite de l’inspectrice académique afin de connaître les motivations de cette décision prise sans concertation. Un troupeau de 230 brebis, propriété de Thomas Marcilly, parent d’élève, attendait également l’inspectrice : " Si le projet de l’Éducation nationale est de remplir des classes pour n’avoir qu’un troupeau à éduquer, je peux me reconvertir ! " soulignait malicieusement le berger…

Ce 20 avril, devant la mairie de Tornac et, malgré les vacances scolaires, un exercice d’arithmétique grandeur nature était proposé. Afin de protester contre la fermeture d’une classe sur le regroupement pédagogique (RPI) de Tornac et Massillargues-Attuech, ce sont près de 230 moutons du berger Thomas Marcilly qu’il fallait compter au pied de la mairie. De blancs moutons rassemblés afin de recevoir la visite de l’inspectrice d’académie, Céline Garcia, que les maires des deux communes attendaient, de pied ferme, avec des parents d’élèves, des enfants et des habitants inquiets de l’avenir de leur école et, plus largement, de celui de la commune.

114 élèves répartis en 6 classes en 2025, 116 élèves cette année, qui devraient se masser dans 5 classes…

Inquiétude nourrie par la récente annonce de la fermeture d’une classe de cours préparatoire – afin de mettre en place un dispositif de double classe grande section et CP-, lors de la récente carte scolaire. « C’est une décision prise sans concertation que je ne comprends pas. J’ai appris la chose il y a quinze jours lorsque l’inspectrice a appelé pour nous demander un rendez-vous, après avoir annoncé la fermeture de la classe… », déplore Marielle Vigne, maire de Tornac.
Une entrevue plus que nécessaire pour laquelle un exercice de logique, cette fois-ci, aurait déjà dû alerter les services de l’inspection académique du Gard. Avec 114 élèves répartis en 6 classes en 2025, ce sont 116 élèves comptabilisés cette année qui devraient se masser dans 5 classes, détaillent les parents d’élèves. « Où est la logique ? » interroge donc une banderole accompagnée d’un dessin de sardines, illustrant le fait que cette décision devrait élever le nombre d’élèves par classe au-dessus de la moyenne nationale de 21 élèves. À cela s’ajoute le fait que le nombre d’élèves s’est porté, entre-temps, à 119 ou 120…

Une municipalité qui porte également un projet « cœur de village », avec logements et commerces, afin de renforcer son attractivité, mais qui compte surtout une école avec une qualité pédagogique séduisant un large public. « L’enseignement est inspiré par la méthode Freinet, en lien avec l’environnement, ce qui séduit des parents venant d’écoles alternatives », souligne Aurélie Génolher, maire de Massillargues-Attuech. Ce que confirme Solveig, maman arrivée d’une école Montessori : « Ici, les enseignants sont disponibles, les Atsem sont bienveillantes, cela donne vraiment confiance ». Confiance que redoutent de voir s’envoler les parents avec cette fermeture de classe alors que la commune de Massillargues-Attuech intégrant un lieu de vie ainsi que des familles d’accueil offre des arrivées de familles, et donc d’enfants, de manière soudaine et souvent en cours d’année…

En conclusion, Aurélie Génolher souligne que le même combat avait été mené l’an dernier pour sauver cette école du RPI de Tornac-Massillargues-Attuech, alors que le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffrey, dans une interview parue dans notre édition dominicale du 19 avril, souhaitait vouloir « se rapprocher des 19 élèves par classe ». Un exercice de langue de bois ?

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