Accusé de féminicide, un jeune de Saint-Nazaire condamné pour une affaire de violences sur une autre ex

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Lorsqu’elle s’est réfugiée chez la grand-mère de son compagnon, dans un immeuble d’un quartier de Méan-Penhoët à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) où il vivait, la jeune fille mineure, confiée à l’ASE (Aide sociale à l’enfance), n’était pas à sa première fugue. Apparemment, frappée régulièrement entre juin 2020 et avril 2021 par le mis en cause, elle ne s’est jamais confiée et n’a porté plainte que le 25 juillet 2024. Étrange ? Pas vraiment, lorsque l’on sait que trois jours plus tôt, cet homme (NDLR : aujourd’hui âgé de 25 ans et présumé innocent) était incarcéré provisoirement pour le meurtre de son ex-compagne, âgée de 35 ans, arrivée la veille au soir et maman d’une fillette d’alors 3 ans.

« Je reconnais certains faits mais pas tous »

Dès le début de son procès, le jeudi 16 avril au tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, le détenu, droit comme un I, a déclaré : « Je vais garder le silence ».

Toutefois, au cours des débats, il a expliqué :

« Je ne reconnais aucune scène de violences, on s’engueulait comme tout le monde. »

Et un peu plus tard : « Oui, je reconnais certains faits, mais pas tous ! »

Après avoir vécu dans un squat, il avait été accueilli par sa grand-mère. L’octogénaire comme d’autres membres de sa famille, ont décrit « un homme violent quand il est contrarié ou sous l’emprise d’alcool et de cocaïne ».

L’arme qu’il aurait placée à deux reprises sur le front de la jeune fille, il assure que « c’était un pistolet à billes ». Quant au couteau avec une lame de 25 cm, il nie l’avoir détenu lors des 25 minutes de violences commises à l’occasion d’une soirée barbecue.

« Ce jeune homme souffre »

La procureure a requis dix-huit mois de prison.

« Oui, ils avaient des armes, car ils faisaient du tir ensemble, mais non, il n’a jamais détenu de couteau », a affirmé l’avocate de la défense, Me Azdem-Delaere.

Elle a mis en exergue « l’ancienneté des faits et son évolution depuis ».

« Ce jeune homme souffre. Il a appris hier le décès d’un membre de sa famille dont les obsèques sont prévues lundi… », a également souligné l’avocate.

« Aujourd’hui, je n’ai plus aucune addiction », a déclaré le prévenu avant que le tribunal n’aille délibérer.

Il l’a condamné à quinze mois de prison ferme et à une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans.

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