Action coup de poing aux Marels, plaque tournante de la drogue à Montpellier, à coups de pelleteuses, en présence de 80 CRS

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L’opération inédite de lutte contre la cabanisation et le narcotrafic a été déclenchée ce mardi 28 avril à l’initiative de la préfète Chantal Mauchet au sein de la cité des Marels, haut lieu du trafic de drogue à Montpellier.

« Une opération inédite et de grande ampleur, préparée minutieusement… » C’est en ces termes que la préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet, a qualifié la , dans le cadre du plan départemental de restauration de sécurité du quotidien. Et force est de reconnaître que l’État, avec l’appui des effectifs de la Direction interdépartementale de la police nationale, n’a pas lésiné sur les moyens afin de torpiller l’un des « fours » les plus réputés de Montpellier. Un haut lieu de la drogue, générant 15 000 à 20 000 € par jour !

80 CRS mobilisés et une cinquantaine de policiers

Pour assurer la sérénité de cette opération hors du commun, basée non pas sur la recherche de stupéfiants mais sur la lutte contre la cabanisation, avec la destruction de toutes formes d’habitations construites illégalement, pas moins de « 80 CRS ont été mobilisés », a indiqué le contrôleur général Benoît Desmartin. À cela, il faut ajouter une cinquantaine de policiers nationaux du commissariat central, des chiens stups, des chiens attaque-défense, plus l’unité « drones ». « Une fois la situation figée, soit vers 9 heures, les services techniques de la Ville sont intervenus avec plusieurs pelleteuses, des bennes et engins de fourrière », a poursuivi le DIPN.

« On y restera le temps nécessaire ! »

De nombreuses épaves et véhicules mal stationnés ont immédiatement été délogés. Idem concernant plusieurs deux-roues non identifiés. Tandis que les services du pôle voirie de la mairie procédaient à l’enlèvement de tas inconsidérés de déchets en tout genre avec l’appui de l’entreprise Ciel Vert. L’objectif étant de faire de la place pour que les pelles mécaniques passent à l’action et s’attaquent à tous les baraquements, de fortune ou en dur, construits en toute illégalité, servant, dans la grande majorité des cas, au narcotrafic. « Des constructions qui servent, bien évidemment, aux dealers et aux guetteurs pour faire leurs transactions à l’abri des regards indiscrets », a confirmé Benoît Desmartin. Sans omettre de préciser également la présence de nombreux dos d’âne pour limiter l’accès rapide des forces de l’ordre en cas de contrôles inopinés. « Des dispositifs routiers retardant la progression des policiers et offrant ainsi la possibilité aux trafiquants de mettre à l’abri leurs marchandises. »

Une petite saisie

Parallèlement, grâce à la présence de l’équipe cynophile, 2 000 € en liquide ont pu être découverts ainsi que 150 g de cocaïne (soit 9 000 € de valeur marchande) et 50 capsules de résine de cannabis. Et pas la moindre interpellation. Loin, très loin de la saisie de l’été 2025 où 100 000 € en espèces avaient été découverts, ainsi que 11 kg de cocaïne et 33 armes dont 12 de guerre. « Mais là n’était pas l’objectif », a rappelé Chantal Mauchet en insistant sur le fait qu’il s’agissait, là, d’une opération de police administrative ayant pour objectif de raser les habitations illicites.

Et la représentante de l’État de mettre en garde : « On y restera le temps nécessaire ! » Tout en soulignant que la présence de la police y est quasi quotidienne avec, à titre d’exemple, pas moins de « 39 visites effectuées durant le mois d’avril par les services de police ». Des forces de l’ordre qui seront de nouveau sur le pied de guerre, ce mercredi, pour la poursuite des opérations.

« Ce n’est pas une zone de non-droit » dixit Michaël Delafosse

Le maire Michaël Delafosse s’est dit on ne peut plus reconnaissant de la tenue de cette opération menée à la cité des Marels au vu d’une situation qu’il a qualifiée "d’extrêmement préoccupante". Une initiative qui s’inscrit dans "un travail en commun" sur un certain nombre de quartiers de la ville, impactés par le trafic de drogue, tels que "Montasinos et la Cité Gély".

Mais aussi "des opérations d’urbanisme, comme la démolition de commerces de façade à Las Rébès. Ou la préemption commerciale par la municipalité sur des secteurs qui ont pu poser problème comme à Saint-Martin". Et le premier magistrat de pointer du doigt un nombre considérable "d’infractions à l’urbanisme constatées aux Marels".

Sans oublier, "ces tas de déchets qui ne cessent de s’amonceler". Grâce à la présence des forces de l’ordre, entreprises de nettoyage et agents de voirie ont ainsi pu intervenir en toute sécurité "pour démolir et nettoyer". "Un signal fort envoyé", a conclu le maire, "prouvant à ceux qui en douteraient encore que les Marels n’est pas une zone de non-droit".

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