Le ralliement du maire Aurélien Lopez Liguori derrière Gwendoline Chaudoir avait un prix. Et Agde ne s’en tire pas si mal, avec deux vice-présidences et trois conseillers communautaires.
On n’ira pas jusqu’à parler de consensus, mais cela y ressemble quand même un peu. L’élection de Gwendoline Chaudoir à la présidence de l’agglomération Hérault Méditerranée mardi soir au Moulin des Évêques, n’a en effet souffert aucune contestation. Et pour cause : elle était l’unique candidate.
L’épilogue d’une séquence politique entamée depuis de longs mois déjà et conclue le 22 mars dernier, à l’occasion du second tour des élections municipales. Qui, sur notre territoire, n’ont pas débouché sur de grands chambardements, si l’on excepte évidemment l’arrivée au fauteuil de maire d’Agde d’Aurélien Lopez-Liguori et, tout près de là, celle de Jean-Philippe Cabassut à Vias, à la place Jordan Dartier. Pour le reste, la continuité a prévalu dans la quasi-totalité des communes et c’est bien sous cet angle qu’il faut lire l’accession de Gwendoline Chaudoir à la présidence.
Deux vice-présidences pour Agde
Durant les jours qui ont suivi son élection, Aurélien Lopez Liguori a bien tenté de secouer le cocotier et de rallier des maires à sa cause. Il partait de loin. De trop loin pour espérer conquérir l’agglo. Mais quatre années sur les bancs de l’Assemblée nationale ont sans doute aiguisé la culture politique du nouveau maire d’Agde. Qui a finalement renoncé à s’opposer frontalement, tout en n’oubliant pas de négocier son ralliement, bien évidemment. Ainsi, il a hérité de la très symbolique 1re vice-présidence de la CAHM et sera chargé du développement économique et du numérique. La cheffe d’entreprise agathoise Viviane Canova a quant à elle reçu la 15e vice-présidence, celle reliée à l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) et de la politique de la ville, deux thématiques importantes dans l’optique de la revitalisation du cœur de ville d’Agde.
Tourisme, voiries, espaces verts, propreté…
La communauté d’agglomération Hérault Méditerranée a également mis en place sept conseillers communautaires délégués. Où les Agathois Laurence Quesney et Laurent Brault s’occuperont respectivement du tourisme, de la propreté, des voiries et des espaces verts. Des compétences primordiales pour la ville d’Agde, ce qui ne veut évidemment pas dire que les autres communes seront moins bien loties. Mais pour la première station balnéaire de France, qui passe de 30 000 habitants l’hiver à plus de 250 000 en période estivale, ces sujets sont capitaux.
On pense notamment à l’office de tourisme Cap d’Agde Méditerranée, qui chapeaute les vingt communes de l’agglo, financé en très grande partie par les taxes de séjour prélevées à Agde, soit plus de 3 millions d’euros selon nos informations. Il semblait inconcevable qu’en la matière, la ville ne puisse pas peser d’une façon ou d’une autre sur la politique touristique de la destination.
Les quinze vice-présidents
1er vice-président : Aurélien Lopez-Liguori (Agde, développement économique et numérique) ; 2e VP : Armand Rivière (Pézenas, projet de territoire, commerce de proximité) ; 3e VP : Jean-Philippe Cabassut (Vias, Gemapi et littoral) ; 4e VP : Stéphane Pépin Bonet (Bessan, finances) ; 5e VP : Vincent Gaudy (Florensac, eau et assainissement) ; 6e VP : Yann Llopis (Montagnac, patrimoine) ; 7e VP : Jean Augé (St-Thibéry, transition écologique, environnement) ; 8e VP : Jean-Charles Desplan (Caux, mobilités) ; 9e VP : Laurent Durban (Pomerols, aménagement durable du territoire) ; 10e VP : Nicolas Isern (Pinet, cohésion sociale) ; 11e VP : Lionel Puche (Tourbes, ressources humaines, dialogue social) ; 12e VP : Marie-Aude Sicard (Nézignan, stratégie de l’emploi) ; 13e VP : Nicolas Bril (Lézignan-la-Cèbe, tranquillité publique) ; 14e VP : Jean-René Pénas (Adissan, sécurité civile) ; 15e VP : Viviane Canova (Agde, Anru, politique de la ville).








