C’est une histoire sordide qui frôle l’indicible. Et qui a pourri la vie de Cassandra et sa famille pendant deux mois. Cette agricultrice des Bouches-du-Rhône a découvert, en posant des caméras de vidéosurveillance autour de sa ferme refuge des Pennes-Mirabeau, qu’un homme violait ses chèvres.
Pendant deux mois, six de ses animaux ont été violés, certains à plusieurs reprises, comme elle l’a raconté à nos confrères de France 3 Provence Alpes-Côte d’Azur. Des faits graves pour lesquels l’homme a été placé en garde à vue, puis déféré par le parquet. Il risque une lourde amende et de la prison ferme.
Deux mois de calvaire pour les animaux et la famille
Tout commence le 11 février dernier, lorsque Casssandra constate un matin que l’une de ses chèvres est ligotée avec de la ficelle. « Je me dis que quelqu’un a dû me la voler et qu’elle s’est échappée et est revenue », raconte la propriétaire du Refuge d’un moment à nos confrères. La femme porte plainte, mais quelques jours plus tard, rebelote.
Je retrouve une autre chèvre, attachée par les pattes, la vulve ensanglantée, en dehors de l’enclos. Je me dis qu’il y a quelque chose qui ne va pas et que les sévices ne peuvent pas être commis par les boucs…
Commence alors une enquête pour Cassandra et sa famille, dont la vie commence à ne tourner qu’autour de cette affaire. L’agricultrice n’en dort plus et cherche à savoir qui peut bien faire subir cela à ses animaux.
Elle installe alors une caméra de vidéosurveillance, et finit par se rendre compte qu’un homme vient à la tombée de la nuit régulièrement pour commettre des sévices à ses animaux. Le 9 avril dernier, l’homme réapparaît un soir : cette fois-là, Cassandra et son conjoint appellent la BAC (Brigade Anti-Criminalité) et réussissent à coincer le coupable, en flagrant délit. L’homme, âgé de 19 ans, nie les faits, et lâchera même un : « Ce n’est pas moi, je suis fou », rapporte Cassandra.
Il risque gros
Placé en garde à vue, puis déféré ce samedi 11 avril par le parquet, qui a requis le placement en détention provisoire, le coupable risque gros. « Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende« , stipule l’article 521-1 du Code Pénal.
Et la peine peut encore grimper lorsque les faits ont entraîné la mort de l’animal : dans ce cas, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende.
Circonstances aggravantes
Des circonstances aggravantes peuvent être reconnues dans certains cas : si les faits se sont produits en présence d’un mineur, mais aussi si les faits se produisent sur un animal détenu par des agents dans l’exercice de missions de service public, ou encore si l’auteur est aussi le propriétaire ou le gardien de l’animal.
Lorsqu’ils sont commis avec circonstance aggravante (sauf lorsque les faits ont entraîné la mort de l’animal, donc), les délits mentionnés au présent article sont punis de quatre ans d’emprisonnement et de 60 000 euros d’amende.
Le jeune homme comparaitra en comparution immédiate lundi 13 avril.
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