après un accident de scooter à Saint-Ouen, Mathis veut poursuivre l’État en justice

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Le petit terre-plein ne paie pas de mine et pourtant, il a chamboulé une vie. « C’est là que ça s’est produit », indique Mathis. Le jeune homme de 29 ans a le bras en écharpe. Il y a un mois, il a été victime d’un accident de scooter à cet endroit de la très passante avenue Gabriel-Péri, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Blessé avec de possibles séquelles permanentes et encore marqué psychologiquement, il souhaite poursuivre l’État en justice.

La tête la première sur le bitume

C’est le 10 février 2026 que tout bascule pour le jeune homme : « Je rentrais de mon travail à La Défense et j’arrivais de Paris. C’est un trajet que je fais quasiment tous les jours. » Ce soir-là, il est 19 h 30. La nuit est tombée et il pleut beaucoup. Au niveau du numéro 107 de la rue, à deux pas de son domicile, c’est le choc. Mathis heure un obstacle qu’il n’avait pas vu : un petit terre-plein qui n’est indiqué ni par un poteau ni par un marquage au sol. Une absence surprenante alors qu’une centaine de mètres plus loin, un terre-plein similaire est équipé d’une signalisation.

Le scootériste se retrouve projeté dans les airs sur plusieurs mètres et retombe la tête la première su le bitume. « J’ai cru mourir. On m’a dit à l’hôpital que, si je n’avais pas porté un bon casque, je serai probablement mort ou défiguré », souffle le jeune homme encore marqué par l’accident. Secouru par des passants, il est transporté à l’hôpital Bichat où il est opéré du bras.

Depuis, il n’a toujours pas repris le travail. « J’ai quatre mois de rééducation et je ne suis pas sûr de retrouver l’usage total de mon bras », soupire-t-il. Il y a aussi les conséquences psychologiques. Mathis ne se sent plus de remonter sur un deux-roues. Par ailleurs, son véhicule, qui a fait plusieurs tonneaux, n’est plus en état de fonctionner. « Il a été pulvérisé », constate Mathis avec amertume.

Un lieu décrit comme accidentogène

Durant ce temps de convalescence, le jeune homme cherche à comprendre ce qu’il s’est passé : « J’ai lancé un appel à témoins et j’ai déposé des flyers dans les environs. » Pour l’instant, deux témoins directs de l’accident se sont manifestés. L’un d’eux, un gérant de commerce situé à proximité, est formel : les accidents sont fréquents sur cette portion de route. « Le trottoir qui dévie la rue est difficile à distinguer, surtout par temps de pluie, en plus, il n’y a pas de signalisation suffisante pour prévenir les usagers de cette déviation », affirme le témoin.

Avec ces éléments, Mathis souhaite demander des comptes aux services de l’État. « Je me suis rendu au tribunal civil où l’on m’a proposé un arrangement à l’amiable de 5 000 euros, mais j’ai refusé. Je compte porter plainte devant au tribunal Bobigny pour blessures involontaires », explique le jeune homme, qui doit être vu par un psychologue et un médecin dans le cadre de la procédure.

Mais, légalement, une plainte au pénal a-t-elle des chances d’aboutir ? « Ce sont des situations qui arrivent de temps en temps. Il est possible d’engager la responsabilité pénale de l’État si le manquement de signalisation a causé des blessures involontaires », nous indique Me Vincent Beux-Prere, avocat spécialisé dans le droit le route.

Contactée, la mairie de Saint-Ouen nous indique que l’avenue Gabriel-Péri étant départementale, elle relève de la responsabilité du département. « Nous avons déjà fait le signalement pour renforcer la signalisation au niveau de ce terre-plein, mais cela prend du temps », nous indique la municipalité.

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