Armes non déclarées, animaux égorgés et tirs de nuit au Tronquay : deux sexagénaires condamnés

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Jeudi 26 mars 2026, Rachid* (60 ans) et Gérard* (62 ans) ont été jugés en leur absence par le tribunal correctionnel. Il leur était reproché des faits de chasse en réunion de nuit, détention d’armes et de munitions, chasse sans permis et abattage d’animaux dans des conditions illicites, entre janvier 2024 et mai 2025, au Tronquay (Calvados).

Des cadavres d’animaux dans les champs

À cette époque, des coups de feu résonnent tard le soir et jusque dans la nuit à proximité de la forêt domaniale de Cerisy. Des cadavres d’animaux sont régulièrement découverts dans les champs : cerfs, sangliers, et même un veau retrouvé égorgé. Un véhicule suspect est finalement repéré dans la cour de la ferme de Gérard, qui héberge alors Rachid.

Une surveillance est mise en place par les gendarmes. Lors des perquisitions dans les dépendances, une quantité importante d’armes (carabines, fusils et des centaines de cartouches) est découverte. Si Rachid est déjà connu de la justice pour des faits de violence et des délits liés à l’alcool, Gérard, lui, n’avait jamais eu de démêlés avec la justice. 

« Ce n’est pas l’image que l’on veut donner de la chasse »

Le représentant de la Fédération départementale des chasseurs s’est exprimé à l’audience : « Notre rôle est d’assurer l’équilibre des populations de grands cervidés. C’est une activité réglementée. Ici, ces braconniers ont tiré depuis la voie publique et d’une voiture en pleine nuit, c’est extrêmement dangereux. Ce n’est pas l’image que l’on veut donner du chasseur. » La Fédération s’est constituée partie civile.

Un agriculteur dans la détresse

« Chasser pour manger », telle est la raison invoquée par les prévenus lors de l’enquête. La procureure note toutefois que, vu l’ampleur du braconnage, une revente était probable.

De son côté, l’avocate de la défense a insisté sur le contexte social : elle décrit Gérard comme un agriculteur dans la détresse, à l’image de tant d’autres. « Il n’a que 500 euros par mois pour vivre et a déjà tenté de se suicider. C’est Rachid qui l’a soutenu. » Le tribunal a pris note de ces éléments humains qui ne figuraient pas initialement à la procédure.

Rachid écope de 18 mois de prison avec sursis, et Gérard de 12 mois avec sursis. S’y ajoutent pour chacun une amende de 200 euros et l’interdiction de détenir une arme durant 5 ans.

Ils ne pourront pas solliciter de permis de chasse pendant cette même durée. Leurs armes sont confisquées. L’affaire est renvoyée sur intérêts civils au 28 janvier 2027.

* Prénoms d’emprunt

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