Le responsable pour l’Europe de ce réseau criminel international très hiérarchisé, soupçonné d’avoir blanchi plus de cinq milliards d’euros par an aurait été arrêté avec plusieurs de ses complices après une longue enquête menée par la police suisse et allemande, et centrée sur le canton de Zurich.
Elle est loin d’être aussi connue que les cartels colombiens ou mexicains, ou que les mafias italiennes, mais elle fait partie des principales cibles actuelles des forces de l’ordre luttant contre la criminalité organisée.
La « Black Axe », une organisation criminelle initialement basée au Nigéria, a été la cible ce mardi 28 avril d’une opération judiciaire menée par la police suisse et la police allemande et coordonnée par Europol, qui a permis l’interpellation d’une dizaine de suspects, notamment dans le canton de Zurich.
Parmi eux, un homme soupçonné d’être le chef pour l’Europe du sud de ce réseau très hiérarchisé, soupçonné d’être le leader mondial , mais aussi présent sur le terrain de la prostitution et du trafic de stupéfiants, selon un communiqué diffusé ce jour par Europol.
Les arnaques romantiques et les brouteurs
Tous sont soupçonnés d’avoir engrangé ces derniers mois des millions de francs suisses grâce aux , où d’audacieux escrocs, appelés parfois brouteurs, parviennent à se faire faire verser des sommes colossales en séduisant en ligne des personnes crédules. Certains se font passer pour des stars, comme dans le cas devenu célèbre, qui a réussi à dépouiller une internaute de plus de 800 000 euros.
Derrière ces multiples escroqueries en ligne se trouve aussi un énorme réseau international de blanchiment d’argent, qui draine selon des recettes estimées à plus de cinq milliards d’euros par an.
Selon , Black Axe est un groupe hautement structuré et hiérarchisé, avec des territoires qui couvrent une soixantaine de zones différentes au Nigéria, et une quarantaine dans le reste du monde. Chaque zone compte environ 200 membres par zone, et compterait au total 30 000 membres. L’organisation exige de ses membres de respecter des codes de conduite très stricts, basés sur des rites d’initiation violents et spiritualisés.
Début janvier, une opération similaire, également coordonnée par Europol avait permis principalement à Séville mais aussi à Barcelone, soupçonnées d’avoir organisé des fraudes portant sur plusieurs millions d’euros.








