Un individu, encagoulé et armé, a fait irruption, ce samedi 25 avril aux alentours de 9 heures, au sein de la boulangerie Epifurieu, à Clermont-l’Hérault. Visés par les tirs du braqueur, les gendarmes ont répliqué et l’ont blessé mortellement. Le procureur de la République de Montpellier, Thierry Lescouarc’h, a tenu une conférence de presse sur site.
Que s’est-il passé exactement ce matin à Clermont-l’Hérault ?
Donc ce (samedi) matin, vers 8 h 30, , a demandé que la gendarmerie soit appelée en évacuant les personnels. Quand la gendarmerie est arrivée, quelques minutes plus tard, il est sorti du commerce et, d’après les premiers éléments des investigations, aurait qui ont répliqué. Des coups de feu qui ont engendré manifestement la mort de la personne qui était armée. Pour l’instant, les investigations sont en cours. La Section de recherches de la gendarmerie est saisie ainsi que l’inspection générale de la gendarmerie nationale. Et les éléments de l’enquête devront déterminer les circonstances précises des faits : est-ce qu’ils étaient prémédités ? Quels étaient les mobiles et les motifs de ces faits ? Et, ensuite, déterminer les circonstances précises dans lesquelles est survenu le décès de l’individu.
Est-ce qu’on parle d’assaut sur cette personne ?
Non, ce n’est pas vraiment un assaut, puisque d’après les premiers éléments et sous réserve des investigations qui sont en cours, la personne serait sortie du magasin et aurait tiré sur les militaires qui ont répliqué pour éviter d’être pris plus longtemps à partie. Ce n’est pas un assaut, ce sont des militaires qui étaient en patrouille. Il y a quatre militaires qui sont intervenus pour mettre fin à cette situation qui, à la base, était un individu armé dans un commerce. On partait sur un vol à main armée. Les militaires sont intervenus dans ce cadre-là et ont répliqué à l’attaque, soit aux coups de feu qu’ils semblaient subir en quelques secondes.
On pourra déterminer les circonstances précises et, notamment, bien sûr, l’identité du mis en cause et les mobiles pour lesquelles il a agi de cette manière.
Est-ce qu’on a des détails sur cet individu ? Est-il connu des services de police ?
Pour l’instant, comme vous pouvez le voir, les techniciens en identification criminelle ainsi que le médecin légiste sont en train d’étudier la scène sur laquelle se sont déroulés les faits. Une des premières missions, évidemment, va être de déterminer l’identité de cette personne pour pouvoir, bien entendu, après, faire les investigations de personnalité qui s’imposent. Ensuite, il va y avoir, par le médecin légiste, l’examen du corps puis la levée de corps.
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Et, dans un deuxième temps, l’autopsie. Les investigations commencent avec l’audition des différents témoins, des investigations techniques également. Il y a de la vidéosurveillance à prendre en compte. Donc, on pourra déterminer les circonstances précises et, notamment, bien sûr, l’identité du mis en cause et les mobiles pour lesquelles il a agi de cette manière.
Vous ouvrez donc deux enquêtes ?
Oui, il y a deux enquêtes ouvertes. Une enquête pour le vol à main armée, puisque la personne s’est présentée armée dans le commerce. Et ensuite, sur les circonstances dans lesquelles l’usage des armes a eu lieu. La première enquête est confiée à la Section de recherches de la gendarmerie de Montpellier. Et la seconde enquête est confiée à l’inspection générale de la gendarmerie nationale.





