Braquage mortel à Clermont-l’Hérault : "il nous a directement dit d’appeler la gendarmerie"… et s’il s’agissait d’un "suicide by cop" ?

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Un individu, encagoulé et armé, a fait irruption, ce samedi 25 avril aux alentours de 9 heures, au sein de la boulangerie Epifurieu, à Clermont-l’Hérault. Visés par les tirs du braqueur, les gendarmes ont répliqué et l’ont blessé mortellement. Les premiers éléments laissent penser qu’il pourrait s’agir d’un "suicide par police interposée".

Le suicide par police interposée (en anglais «  ») est une méthode de suicide dans laquelle une personne agit délibérément d’une manière menaçante vis-à-vis d’un représentant des forces de l’ordre en vue de provoquer, chez celui-ci, une réponse armée, typiquement en se faisant tirer dessus, dans le but de mourir.

Il a attendu les forces de l’ordre

Au vu des témoignages recueillis à Clermont-l’Hérault par le correspondant local de Midi Libre, ce samedi matin, à la suite du , tout laisse à penser que la victime, un homme d’une trentaine d’années, a commis un geste de désespoir pour se faire tuer par les forces de l’ordre. Selon le gérant du commerce, le mis en cause, encagoulé et armé, a demandé aux quatre salariés présents de prévenir les gendarmes qu’un braquage était en train d’avoir lieu. « Suite à quoi, il leur a demandé de sortir de la boulangerie. . »

Même son de cloche du côté de l’un de ses salariés qui était au comptoir et s’est fait braquer : « Ce monsieur est rentré dans la boulangerie, armé, avec une cagoule noire et un gilet pare-balles. Il nous a directement dit d’appeler la gendarmerie. Il ne voulait même pas la caisse, rien. Il nous a dit : « appeler la gendarmerie » et tout de suite après, il nous a dit d’aller derrière, de prendre tous nos collègues et de sortir. »

L’enquête se poursuit

Un braqueur n’aurait jamais agi de la sorte. Il aurait demandé la caisse et se serait enfui. Là, non. Il a attendu les forces de l’ordre comme l’a confirmé le procureur de la République, Thierry Lescouarc’h, lors d’une tenue sur place. « Il a demandé que la gendarmerie soit appelée en évacuant les personnels. Et lorsque la patrouille est arrivée, quelques minutes plus tard, selon les premiers éléments recueillis et sous réserve des investigations à venir, celui-ci serait sorti et aurait utilisé son arme sur les militaires présents devant lui à quelques mètres. Lesquels ont répliqué à l’attaque en faisant usage de leurs armes de dotation, entraînant la mort de cet homme dont l’identification est en cours de vérification. »

Il nous a dit : « appeler la gendarmerie » et tout de suite après, il nous a dit d’aller derrière, de prendre tous nos collègues et de sortir. »

Et de conclure : « les enquêtes se poursuivent pour déterminer les circonstances précises des faits et en comprendre les mobiles grâce aux auditions de témoins et des gendarmes, des différentes constatations sur place et médico-légal et grâce aux vérifications techniques, notamment, la vidéoprotection. »

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