Le 8 janvier 2025, un homme a été retrouvé mort dans la garrigue. Une affaire de meurtre qui serait doublée d’un autre projet criminel. Les cibles, des gens liés au narcotrafic, auraient réussi à savoir qu’ils étaient visés par un contrat et auraient embarqué un jeune homme
Une affaire de meurtre peut en cacher une autre. La macabre découverte lorsque le cadavre d’un jeune homme avait été retrouvé en garrigue. a connu de nouveaux développements cette semaine avec une série d’arrestations menées par la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS, ex PJ.) dans la région entre mardi et mercredi. Près de 10 personnes ont été interpellées pour les nécessités de l’enquête. Plusieurs ont été remises en liberté.
Des interpellations qui ont donné lieu à quatre mises en examen, a-t-on appris ce vendredi de source judiciaire. Trois suspects auraient été placés en détention provisoire à l’issue de leur passage dans le bureau du juge d’instruction, ce 17 avril, puis dans celui du juge des libertés du tribunal judiciaire de Nîmes. Un autre suspect a été placé sous contrôle judiciaire.
« Un décès d’origine criminelle »
La DCOS du Gard aurait lancé un dispositif d’arrestations mardi dernier.ARCHIVES HOCINE ROUAGDIA
Derrière cette enquête pour meurtre en bande organisée qui relève en principe de la cour d’assises spéciale, c’est apparemment l’univers du trafic de drogue qui apparaît en filigrane de ce tableau criminel dessiné le 8 janvier 2025. Tout commence par la découverte d’un corps au Clos Gaillard qui a subi de nombreux coups. À cet égard, le 9 janvier 2025, le parquet de Nîmes avait retenu « un décès d’origine criminelle par suite de coups portés », avait révélé la procureure de la République qui avait précisé que la personne décédée était « peu connue des services de police » et que l’enquête devait déterminer les « circonstances de l’agression et les causes de la présence de la victime sur le territoire gardois ». La police judiciaire aurait mené de nombreux actes d’enquête pour comprendre les mécanismes de cette étonnante affaire à deux étages.
Piste du narcotrafic
Primo, le meurtre serait possiblement bien lié à un dossier de narcobanditisme et d’un possible projet de meurtre visant des Nîmois, suspectés de tremper dans une affaire de stups en lien avec Pissevin. En d’autres termes, la victime, originaire d’un autre département, aurait été recrutée pour exécuter un contrat. Il s’agirait d’un jeune majeur d’une vingtaine d’années.
Ce dernier dans des circonstances qui n’ont pas été révélées aurait été démasqué par le ou les personnes qu’il devait abattre. Ces derniers seraient passés du statut de cibles à celui d’agresseurs. C’est dans ce contexte que des violents coups lui ont été portés et que son cadavre avait été abandonné dans la garrigue.
Secundo, ces arrestations seraient donc bien liées à l’affaire du Clos Gaillard et c’est ce dossier qui a fait l’objet d’une précédente enquête pour association de malfaiteurs. L’un des suspects, le commanditaire présumé, avait demandé à la chambre de l’instruction en mars 2025 de le remettre en liberté. La cour avait refusé la libération.