Dans son activité (certes) illicite, il est devenu un professionnel, solitaire mais efficace, jusqu’à ce que la police qui enquêtait sur lui vienne l’arrêter. Vendredi 20 mars, un homme de 49 ans a été jugé par le tribunal de Rouen (Seine-Maritime) pour de multiples cambriolage commis dans des entreprises, institutions publiques ou chez des particuliers, pendant plusieurs mois dans l’agglo de Rouen, entre décembre 2024 et janvier 2026.
Des vols, des dégradations et des indices
Une trentaine de méfaits au total, enregistrés à Saint-Étienne-du-Rouvray, Mont-Saint-Aignan, Rouen, Sotteville-lès-Rouen, Grand-Quevilly ou encore Rouen. Les victimes de Pascal* sont diverses : des garages automobiles, des entrepôts, des boutiques, des restaurants, des particuliers et même des établissements scolaires. Dans un nombre important de cas, son butin était constitué d’ordinateurs portables, mais il a également dérobé des bijoux, de l’argent en espèces, un vélo, de l’alcool.
Il a également commis de nombreuses dégradations pour parvenir à ses fins : vitres brisées, portes forcées, mobilier fracturé, à coups de barre de fer ou au moyen d’un pied de biche. Mais au fil du temps il a laissé de nombreux indices et témoignages de ses différentes visites, le plus souvent nocturnes : déclenchements d’alarme, images capturées par les caméras de vidéoprotection, empreintes digitales ou encore traces ADN.
Lors de son interpellation, il reconnait l’ensemble des faits, et donne même le nom de deux autres entreprises qu’il a cambriolées. Devant le tribunal, dans le box des accusés, pas de problème pour reconnaitre sa culpabilité dans la totalité des dossiers. Sans domicile fixe, il explique avoir fait tout cela pour financer sa consommation de drogue, de l’héroïne qui lui coûte entre 100 et 150 euros par jour.
Et son casier judiciaire est copieux, riche de 24 mentions, des condamnations pour vol qui lui ont valu de nombreux séjours en prison : 14 ans au total entre 2005 et 2024.
Un enracinement dans la délinquance
« Je tiens à m’excuser auprès des personnes qui sont là, je l’ai fait par addiction, dit-il devant le tribunal. Mais je ne demande pas la clémence de la cour. »
Ce que l’accusé demande surtout, c’est de partir de la Seine-Maritime et de la région, estimant que dans un autre environnement il pourra démarrer une nouvelle vie.
Dans son réquisitoire, le procureur de la République note bien que Pascal ne fait aucune difficulté pour reconnaitre l’ensemble des faits, mais constate qu’il y a chez l’accusé un « enracinement dans la délinquance ».
Du côté de la défense, son avocate s’interroge : « Je ne pense pas qu’on puisse se satisfaire que pour des faits de vol et d’atteinte aux biens on puisse passer 14 ans en prison. L’emprisonnement n’est pas une fin en soi.«
Au final, le tribunal a condamné Pascal à 30 mois de prison ferme.
*Le prénom a été changé
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