"Ces bateaux sont prévus pour durer 40 ans" : avec son nouveau catamaran, Outremer invite toujours au grand voyage en mer

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Le constructeur naval basé à La Grande-Motte (Hérault) présente en avant-première mondiale son nouveau catamaran, l’Outremer 48, signe du dynamisme du chantier, malgré la crise qui n’épargne pas le secteur du nautisme. Il est à voir jusqu’à ce dimanche 26 avril au salon international du multicoque à La Grande-Motte.

« C’est notre nouveau bébé ! Et en tant que constructeur de bateau, c’est toujours une émotion particulière de le voir en vrai », se réjouit, rayonnant, Xavier Desmarest, directeur général du groupe Grand Large Yachting (GLY) riche de six chantiers navals en France. Devant lui, à l’eau, patiente le nouveau Outremer 48, un des 82 catamarans du salon international des multicoques de La Grande-Motte (Hérault), présenté en avant-première mondiale cette semaine (*).

« C’est aussi l’illustration de la dynamique de l’entreprise et de la marque », poursuit Xavier Desmarest. Voilà maintenant presque 20 ans que l’Héraultais d’adoption a dynamisé Outremer en installant justement l’unité de production à La Grande-Motte. Avec cette idée : construire des catamarans destinés aux familles ou amis désireux de réaliser des grandes croisières en Méditerranée ou autour du monde.

Ce 48 pieds (soit 14,6 m de longueur) est le cinquième bateau de la gamme et en deux décennies (45, 48, 52, 57, 64) le bilan est éloquent : l’entreprise est passée de 38 salariés à près de 500, en comptant les intérimaires, et 450 unités ont été construites. La quasi-totalité sort de l’usine de La Grande-Motte et, désormais, pour les plus petits, à Lorient sur le chantier ORC. C’est le cas de l’Outremer 48, la station balnéaire héraultaise se consacrant aux grands bateaux.

« Mais il a été conçu ici, tout le bureau d’études est à La Grande-Motte », rappelle-t-il. Il a fallu deux années pour le produire, six mois de conception, six mois d’outillage et un an de construction. Outremer a traversé des tempêtes, la crise de 2008 comme le Covid, et surtout du grand beau temps, comme depuis la fin de la pandémie où les carnets de commandes avaient explosé. Qu’en est-il aujourd’hui ?

« C’est compliqué pour l’industrie. Heureusement, il y a deux éléments favorables pour nous. Un : le carnet de commandes historique. Deux, nous sommes sur une niche de marché du voyage. Les gens qui ont un projet, parce qu’ils ont décidé de partir faire une année de break ou qu’ils arrivent à l’âge de retraite ou qu’ils veulent lever le pied, si c’est le moment, ils n’attendent pas », développe encore Xavier Desmarest. « Mais nous sommes quand même dans un environnement où, aujourd’hui, c’est plus chahuté que ça a été. Entre les guerres, une possible inflation qui revient…. Mais nous sommes sur un an et demi de commande. »

Alors ce 48 pieds, avec ses quatre cabines, des espaces modulables, jusqu’à 12 personnes hébergeables, frigo, machine à laver, dessalinisateur, va-t-il séduire les acheteurs ?

« C’est un bateau pour les familles, pour vivre à bord, voyager loin et en revenir après plusieurs années : souvent c’est un projet de vie et puis on le revend à une autre famille qui veut faire la même chose », détaille Matthieu Rougevin-Baville, directeur commercial.

Un des “45 pieds” en est déjà à six propriétaires différents en 14 ans. De quoi faire relativiser le prix d’achat : 1,2 million d’euros a minima… Reste la question environnementale et pour limiter l’empreinte carbone, les efforts se sont portés sur les matériaux.

Déjà onze unités commandées

« Pour les bois, nous avons travaillé sur des vernis plus respectueux de l’environnement et de la santé des employés ou encore des vitrages et des mousses en matière recyclée », illustre Stéphanie Nicolle, qui s’occupe de la responsabilité sociétale de l’entreprise. Surtout, Outremer mise sur la longévité de ses unités, plusieurs dizaines d’années : « l’empreinte carbone est importante au début, mais si on prend le cycle de vie, l’impact global se réduit, ces bateaux sont prévus pour durer 40 ans », poursuit-elle. Avant le salon, déjà 11 Outremer 48 ont été commandés et Xavier Desmarest, malgré le manque de place pour se développer, compte bien rester dans l’Hérault.

« On est content d’être en Occitanie et à la Grande-Motte. J’aime être ici, on a de la chance, c’est une petite Californie, c’est important d’être basé au bord de la Méditerranée », dit-il. Ne levant pas encore le voile sur une possible délocalisation pour s’agrandir, vers Sète par exemple ?

« Il y a toujours cette question de dire comment on va pouvoir continuer à se développer. Il y a des projets en cours, il y a des discussions, oui c’est d’actualité », explique-t-il sans en dire encore plus mais en révélant que deux nouveaux modèles d’Outremer sont d’ores et déjà dans les tuyaux pour les prochaines années.

(*) Le salon international des multicoques se poursuit jusqu’à ce dimanche à La Grande-Motte avec 82 catamarans à découvrir.

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