Midi Libre vous emmène découvrir les restaurateurs qui proposent des plats d’origines étrangères dans le Gard rhodanien. Pour ce quatrième volet, rencontre avec Hajar El Fassi, qui cuisine des plats orientaux à Bagnols-sur-Cèze.
À peine la porte vitrée franchie, un nuage d’épices chatouille les narines des visiteurs. Cumin, viande mijotée, tomate… Dans l’air flotte un parfum chaud et réconfortant qui évoque immédiatement les cuisines familiales orientales. Le restaurant Crousty fait voyager les papilles sans quitter la place Auguste-Mallet de Bagnols-sur-Cèze.
Depuis un peu moins de trois ans, Hajar El Fassi rassasie les clients les plus gourmands. « J’ai de plus en plus de clients qui viennent manger, c’est une vraie fierté« , confie la restauratrice avec son large sourire encore portée par l’énergie du service du midi, « très intense » comme elle le décrit.
Dans sa salle, les derniers clients quittent les tables. Du mardi au samedi, une « large clientèle de fidèles » se presse pour découvrir ou redécouvrir les saveurs de son Maroc natal. « Ici, les personnes issues de toutes les origines se régalent et reviennent régulièrement« , précise-t-elle avec fierté, son tablier noir encore serré autour de la taille.
Des plats riches en viande… et en épices
Avant de lancer son établissement, Hajar n’avait jamais travaillé dans la restauration. Elle travaille plusieurs années comme aide ménagère puis vendeuse. « J’ai toujours été passionné par la cuisine. Quand mes enfants ont grandi et qu’ils ont été plus autonomes, je me suis lancée. » Un choix qu’elle ne regrette pas. « Ce que j’aime, c’est voir le client repartir content. Et encore plus quand il revient.«
À la carte, les gourmandises orientales se déclinent avec richesse et pour les petits déjeuners et le midi. Tout est fait maison et frais du matin même. Tajine de kefta avec sa viande pleine d’épices tout droit venue du pays à l’étoile verte, couscous royal avec sa panoplie de viandes, bricks de poulet dorées. « Ce sont des plats copieux. Souvent, après ça, les clients n’ont plus faim, plaisante Hajar. Mais c’est ça aussi, la cuisine orientale : le partage, la générosité. J’essaie d’y mettre tout mon amour.«
Des pâtisseries maison
Derrière chaque assiette, un travail patient. Dès le matin, les préparations commencent. Les sauces réduisent doucement, les viandes s’imprègnent des épices, les plats prennent le temps de se construire.
Et pour ceux qui ont encore une place, les douceurs ne manquent pas : makrouts fondants, cornes de gazelle délicates ou pâtisseries aux accents plus français, fraîchement préparées par Hajar. Le tout accompagné, bien sûr, d’un thé à la menthe brûlant, versé avec précision. « Ça, c’est la base ! » lance la restauratrice en riant.









