"Coller à l’époque au niveau des enjeux environnementaux" : un nouveau virage pour le centre national d’activités de pleine nature de Sainte-Énimie

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Le centre national d’activités de pleine nature de Sainte-Énimie est en plein projet de rénovation et de transition.

Ça y est, la haute saison approche au centre national d’activités de pleine nature de Sainte-Énimie. Et cette année, il n’y en aura pas pour tout le monde, puisque le centre est en plein projet de rénovation et de relance : Horizon 2030. Quand habituellement, 300 personnes peuvent être hébergées, cette année il n’y en aura que 240. « Ça a créé de la frustration », indique Sylvain Riols, le directeur de la structure.

Son établissement est déjà plein pour toute la saison. « On est en train de vendre 2027 », signale-t-il. Les lits sont répartis entre des vraies chambres, d’une à cinq places avec leurs sanitaires privatifs et des marabouts, de grandes tentes de huit places équipées de vrais lits mais dont les sanitaires sont collectifs.

Ainsi, avec 300 couchages lorsque toutes les chambres sont disponibles, ce centre d’activités de pleine nature est la plus grosse structure touristique des gorges du Tarn et du sud de la Lozère. Il reçoit principalement des groupes scolaires, dès le mois de mars et jusqu’au mois d’octobre. L’hiver, il reste ouvert aux populations locales : clubs sportifs et écoles, entre autres. « Cela fait aussi partie du plan de transition. Nous avons la volonté de tisser des partenariats forts avec les locaux. Notre centre est fermé tout l’hiver, alors autant que nos équipements servent. »

Au-delà des scolaires, le site, qui appartient à la Fédération française Sports pour tous depuis près de soixante ans, est ouvert à tout type de clientèle : familles, groupes, individuels, randonneurs en itinérance, clubs sportifs…

Des séjours clé en main

Cette base de loisirs, ce sont 32 hectares dédiés aux activités de pleine nature, dont 1,5 km de rivière et ses propres falaises d’escalade et de via ferrata, ainsi que des zones de bike park pour l’apprentissage du vélo. Presque toutes les disciplines phares des gorges du Tarn peuvent ainsi se pratiquer sur place : tir à l’arc, biathlon, canoë, course d’orientation, disque golf, VTT… « On sort pour la spéléologie, jusqu’à la grotte de Castelbouc, de Prades ou au château de la Caze, mais ça reste entre 5 et 7 km autour de la structure », indique le dirigeant.

Le centre dispose également de ses propres moniteurs diplômés. « Nous avons aussi notre propre matériel, nos transports, et les vacanciers peuvent choisir de manger en demi-pension ou en pension complète grâce au service de restauration. Ce sont des séjours tout compris. Ça se passe comme ça depuis toujours », explique le chef d’établissement. Sur place, les pensionnaires peuvent aussi profiter d’un espace destiné au cinéma en plein air, d’une salle de musculation ou encore d’un espace de balnéothérapie. L’été, c’est donc une véritable petite commune qui vit sur place et profite du grand air, puisqu’au total, ils sont entre 250 et 280 à profiter du séjour lozérien.

Les pratiques évoluent

Horizon 2030, c’est un chantier à deux millions d’euros (hors taxes) réalisé par des entreprises lozériennes uniquement, et qui « vise à transformer complètement la structure, comme l’indique Sylvain Riols. Au-delà de la rénovation totale des chambres et du gymnase (cette partie devrait prendre fin en 2027, NDLR), c’est aussi un plan de transition sur nos manières de fonctionner, sur les nouvelles activités que l’on va proposer et sur l’éducation à l’environnement que l’on veut appliquer tant à nos salariés qu’à nos clients. »

En clair, ces travaux ne sont pas qu’un chantier immobilier : c’est aussi une véritable transformation des pratiques de la structure.

Même si la clientèle du centre est plutôt fidèle (80 à 85 % des clients sont déjà venus), le gérant estime qu’il « faut coller à l’époque au niveau des enjeux environnementaux. C’est quelque chose que l’on prend en compte sur l’isolation et l’économie d’énergie par exemple, et aussi sur nos pratiques au self : on est en train d’introduire du circuit court, du local, du bio, de la cuisine végétarienne. On met également en place le tri sélectif à l’échelle de la structure. C’est important de moderniser pour continuer à fidéliser les clients habituels et potentiellement s’ouvrir à des nouvelles clientèles, ajoute-t-il. On aimerait par exemple permettre à des groupes d’adultes de venir séjourner à l’automne pour de la randonnée, grâce à des chambres plus modernes et fonctionnelles », conclut le responsable.

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