« J’ai paniqué ». Ce sont les quelques mots d’explication que César* a fourni aux magistrats du tribunal correctionnel de Caen (Calvados), jeudi 23 avril 2026. Le jeune homme de 27 ans était mis en cause dans deux dossiers qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau. Pour les deux : conduite d’un véhicule malgré la suspension administrative du permis ainsi que prise du nom d’un tiers. Ce qui les différencie : conduite alcoolisée en récidive en septembre 2024 à Caen et conduite sous stupéfiants en janvier 2025 à Douvres-la-Délivrande.
Positif à l’alcool…
En septembre 2024, il est 3hh30 du matin à Caen. La police municipale remarque le comportement « étrange » d’un automobiliste qui vient de percuter un véhicule en stationnement. Il accuse quasiment 1,20 g d’alcool par litre de sang, déclare que la voiture ne lui appartient pas et décline l’identité d’un certain Mathéo*.
…puis aux stupéfiants
Même scénario un après-midi de janvier 2025 à Douvres-la-Délivrande. Cette fois-ci, César n’est pas positif à l’alcool mais au cannabis. Le procureur constate un certain mépris pour la justice.
Il peut s’estimer heureux que le fameux Mathéo n’ait pas porté plainte. Il aurait également pu être poursuivi pour usage de stupéfiants. Il a d’ailleurs une mention en ce sens dans son casier judiciaire ainsi que pour menaces de mort.
Le tribunal ordonne la jonction des deux dossiers et condamne César à six mois de sursis probatoire comportant obligation de soins, interdiction de reconduire sans dispositif d’éthylotest. Et enfin 100 euros d’amende pour la prise du nom d’un tiers.
*Prénoms d’emprunt.
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