Durant plusieurs mois en cette année 2025, la jeune mère de famille de deux fillettes de 6 et 4 ans va vivre un véritable enfer.
Un harcèlement permanent
Le père des fillettes n’accepte pas que sa conjointe puisse le quitter, en plus des appels et messages incessants – jusqu’à cinquante appels par jour, ou soixante messages en quatre minutes – il va mettre en place une surveillance en utilisant des procédés dignes d’un véritable espion.
Surveillances et filatures
Mécanicien de profession, il ne va pas hésiter à démonter une partie de la garniture de la voiture de la victime pour y dissimuler une puce GPS afin de pouvoir la localiser en temps réel. Il va coupler ce dispositif d’une surveillance physique, autour de son domicile et de son lieu de travail.
Les petites filles seules dans la voiture le soir
Ayant mis en place à l’amiable une garde alternée pour leurs deux enfants, il n’hésite pas à emmener ses deux petites filles, le soir, en pyjama afin d’aller espionner leur mère. Il laisse alors ses filles dans la voiture stationnée dans une impasse afin d’escalader la clôture du logement et de se trouver au plus près des portes et fenêtres de la maison.
« Je vais te pourrir la vie »
En mai 2025, le prévenu se montre violent envers la victime, il ne supporte pas et ne comprend pas pourquoi elle veut le quitter. Il lui tire les cheveux, lui donne des coups.
C’est durant les mois qui suivent que le harcèlement se met en place. Des propos inquiétants, dénigrants, insultants. « Je vais te pourrir la vie, te dénigrer auprès des filles » ou encore, à la veille de l’échographie d’une de leur fille : « C’était une connerie ce gosse, garde le ton jouet ».
Le prévenu inverse les rôles et se victimise
Ce 10 mars 2026, devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, l’homme se défend :
J’ai vraiment passé une sale période, j’ai du mal à accepter la séparation.
Mais comme le fait remarquer le ministère public, l’intéressé ne reconnait en réalité que ce qu’il ne peut nier.
La crainte de l’étape suivante
Quant à la présidente, elle lui fait remarquer qu’il a mis en place un contrôle coercitif, qu’il ne supporte pas que sa conjointe soit libre. Elle l’interroge sur la prochaine étape : « Mourir sous les coups ? » L’intéressé ne répond pas.
Aucun regret
Puis cette dernière lui demande s’il a déjà été condamné par le passé, il répond par la négative. Il a pourtant quatre mentions à son casier judiciaire. Refus d’obtempérer, vol, recel, des blessures involontaires après un accident de la circulation en ayant consommé de l’alcool…
Après que l’avocate de la victime a fait part de son inquiétude sur le comportement du prévenu, qui n’exprime aucun regret, le ministère public souligne que son état obsessionnel envers la victime est peu rassurant. Cette magistrate requiert une peine de trois ans d’emprisonnement dont un ferme avec mandat de dépôt afin de garantir la sécurité de la victime.
Mandat de dépôt à la clé
Après en avoir délibéré, le tribunal suit les réquisitions du ministère public. Maxime Delamarche quitte donc la salle d’audience sous escorte policière afin d’être conduit immédiatement à la maison d’arrêt afin d’y purger l’année ferme de sa condamnation.
Il lui est fait obligation de soins, de travail et d’indemniser la victime. Il a également interdiction de paraître à Louannec et interdiction d’entrer en contact avec la victime pour une durée de trois ans.
L’exercice de l’autorité parentale lui est retirée, il devra également verser à la jeune mère de famille 4 000 euros de dommages et intérêts et 250 euros à la mère de celle-ci pour avoir volontairement rayé sa voiture.
S.K.
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