« Je n’ai rien fait. » Un homme de 32 ans s’est vivement défendu d’avoir poignardé sa compagne au tribunal de Quimper (Finistère). Mardi 14 avril 2026, il a été jugé en comparution immédiate. La victime n’était pas à l’audience. « Elle aurait pu être là pour vous disculper », pense le procureur.
Les violences remontent au vendredi 10 avril à Coray. Vers 21h15, le prévenu se rend chez ses voisins pour prévenir les pompiers. Sa conjointe vient de recevoir un coup de couteau à la gorge. Qui en était l’auteur ? C’était l’un des enjeux de ce procès.
« Une bêtise »
Le 10 avril, un peu plus tôt dans la journée, le couple est expulsé de son logement. Il s’installe en urgence à Coray dans l’appartement d’un ami. Il commence à boire du whisky. « Je suis allé faire des courses. J’étais un peu en retard. Elle était en colère », a rapporté le prévenu.
Mais selon lui, elle s’est elle-même porté le coup de couteau. « Là, on a fait une bêtise », aurait-elle déclaré aux gendarmes.
Son pronostic vital n’était pas engagé. Sa plaie assez superficielle de 4 cm a nécessité quatre points de suture, avec cinq jours d’incapacité totale de travail.
Au cours de l’audience, le procureur a tiqué sur la réaction du prévenu. « Il a nettoyé la lame du couteau et demandé à ses voisins de dissimuler l’arme. »
Fortement alcoolisés
Le soir des violences, l’un et l’autre étaient fortement alcoolisés. Monsieur avait près de 2 g d’alcool par litre de sang. Mais il nie toute addiction. « Elle, elle avait beaucoup plus que moi. »
L’homme cumule 13 mentions au casier. Il est sorti de prison début 2026. Sans emploi, il souffre de problèmes de santé, suit un traitement à la méthadone.
Relaxé
Son avocat a plaidé la relaxe :
Dans ce dossier, on se crée un scénario à partir de bribes d’information alors que depuis le début, il affirme qu’il n’a rien fait.
Le procureur avait requis 14 mois de prison ferme. L’homme a finalement été relaxé.
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