Dans cette commune de Vendée, une nounou soupçonnée d’avoir giflé un bébé de onze mois a été relaxée

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Relaxe pour la nounou soupçonnée de violences sur la petite Jade, âgée de 11 mois. Tel est le jugement rendu par le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon, ce jeudi 9 avril. L’assistante maternelle d’Aubigny-Les Clouzeaux « a été relaxée au bénéfice du doute », a indiqué la présidence.

Pourtant les faits sont limpides. Mercredi 9 octobre 2024, alors que les parents récupèrent leur enfant en fin de journée, ils remarquent des lésions cutanées sur son visage. Sur les clichés présentés au tribunal, des traces de doigts apparaissent clairement sur la joue.

Ces marques, la nounou de 29 ans ne l’explique pas. « Je me suis absentée cinq minutes pour aller aux toilettes. Je ne sais pas ce qui s’est passé derrière », a-t-elle indiqué à la barre du tribunal, jeudi 9 avril 2026.

Face aux parents, aux enquêteurs, elle a multiplié les versions : les deux garçons de 13 mois qu’elle gardait ce jour-là seraient les auteurs du coup ; ou Jade serait tombée ; tombée sur une caisse enregistreuse ; plutôt, la caisse enregistreuse serait tombée sur Jade ; ou non, un tambour…

« Le doute doit profiter à l’accusé »

« Comment expliquez-vous que votre version des faits ne soit pas compatible avec ce qui a été constaté par le médecin légiste ? » a questionné la présidente. « Je ne l’explique pas. Je n’étais pas là », a maintenu la jeune femme, déjà relaxée dans une affaire similaire quelques années plus tôt.

Pour la procureure Nathalie Demorand, « le faisceau d’indices permet d’écarter tous doutes raisonnables ». Les traces de main sur la joue, les ecchymoses, l’ITT de deux jours sont bien là. Trois mois de prison avec sursis ont été requis, avec interdiction d’exercer auprès des mineurs durant cinq ans.

Pour l’avocate de la défense, Anne Dauvin, « on ne peut pas condamner sur de simples suspicions. En matière pénale, le doute doit profiter à l’accusé ». Habilement, l’avocate n’a pas remis en cause les faits. « Jade a pris une gifle. Cela ne fait aucun doute. » Mais a insisté sur les zones d’ombre. » Est-on sûr que ma cliente soit l’auteure de la gifle ? J’ai un doute… »

Un doute qui a finalement profité à la prévenue, relaxée. « Le tribunal a également débouté la partie civile de ses demandes compte tenu de la relaxe », a indiqué le greffe. De quoi laisser les parents de la petite Jade pantois.

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