Les fêtes de Pâques ont commencé vendredi 3 mars par le décrochage et la célébration de la célèbre statue de l’église Saint-Sever.
C’est donc Vendredi saint et non pas la veille, comme c’était traditionnellement le cas, que le Christ de Saint-Sever a été décroché, sous les yeux des membres de la confrérie dédiée. Le prélude à une journée de célébrations qui a réuni l’ensemble des fidèles agathois, mais pas seulement.
Le Saint-Christ, Michel Ange et la Passion
Pour l’occasion, Monseigneur Norbert Turini, archevêque de Montpellier, avait rejoint le père Frédéric Forel et ses assistants pour rendre un hommage appuyé à cette statue du Saint-Christ sauvée des affres du temps et de l’Histoire à plusieurs reprises et dont certains, l’inusable Jules Cruells Capece Minutolo en tête, attribuent la paternité à Michel Ange lui-même, mais c’est un autre débat.
L’Office de la Passion, messe très traditionnelle, a précédé la procession qui s’est réunie à la tombée de la nuit, vendredi 3 mars. Derrière le Saint-Christ hissé sur les épaules des jouteurs agathois, le nouveau maire Aurélien Lopez-Liguori et une bonne partie de son équipe municipale ont pris la tête pour la première fois d’un cortège au sein duquel les Belles agathoises rappelaient l’aspect séculaire de ce moment.
La statue portée par les femmes, une tradition
À travers les rues du centre historique, la ferveur est montée peu à peu, avant de se recueillir à nouveau, de retour à l’église Saint-Sever. C’est là que la statue a été portée par les femmes, moment toujours très émouvant de la célébration. « Aujourd’hui, vous avez porté le Saint-Christ, mais sachez que c’est le Saint-Christ qui vous porte », concluait Norbert Turini à l’adresse des fidèles. Quant à la statue, vénérée durant tout ce week-end, elle sera raccrochée mardi matin.








