Depuis son logement, il exhibait son sexe devant les élèves de l’école d’une petite commune de Vendée

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« Je suis là depuis 11 ans et il n’y a jamais eu de problème. Mensonges, tout est inventé », affirme l’homme à la barre prévenu d’exhibition sexuelle devant des enfants scolarisés dans l’école privée de la commune de Sainte-Foy.
Le sexagénaire, célibataire, habite dans un logement attenant à l’école, loué à l’Ogec (l’organisme de gestion de l’école). Le 31 décembre dernier, après dépôt de plainte des parents, une petite fille est entendue par les gendarmes.

L’homme nu à la fenêtre « son sexe dans sa main »

Elle affirme que pendant une récréation mi-décembre, avec une copine elles ont vu le locataire à sa fenêtre donnant sur la cour, l’homme est nu à sa fenêtre. Précision, « il tenait son sexe dans sa main ».

Dans la commune, les langues vont se délier. Au fil de l’enquête, trois jeunes enfants, deux fillettes et un petit garçon, vont indiquer avoir vu l’homme, cette fois sur l’arrière de la maison, côté parking de l’école, « s’être exhibé dans le jardin ». C’était un dimanche de mi-octobre précédent, les enfants jouaient sur le parking.

Là encore, il nie farouchement et donne une explication :

Ils veulent (l’Ogec et les parents) me faire partir du logement pour le louer plus cher à quelqu’un d’autre.

Le prévenu

Victime d’une rumeur ?

Présente à l’audience, la maman de l’une des fillettes affirme que sa fille « est encore sous le coup, elle a peur de se promener et d’aller à l’école seule ».

Le ministère public note « des témoignages constants et concordants, tout est précis », ce qui donne « une réalité des faits non discutable ». Dix mois de prison entièrement sous sursis probatoire sont requis au titre de peine principale.

Conseil du prévenu, Me Gwenaël Girard est en opposition totale avec l’accusation.

Les deux petites filles n’ont pas pu le voir, la fenêtre est pourvue de rideaux et d’en bas on ne peut voir une personne qu’au niveau du thorax, pas en dessous.

Me Gwenaël Girard, avocat de la défense

Sur l’épisode du parking, « ils ne disent pas tous la même chose, le garçon dit n’avoir rien vu, les fillettes ne sont pas catégoriques ».

D’autre part, Me Girard s’appuie sur le rapport d’expertise psychiatrique du prévenu : « Il est clairement indiqué qu’il n’y a pas de dangerosité. »

D’où « des doutes sur la véracité des faits », l’avocat estime que sont client est « victime d’une rumeur, dont le seul but est de le faire expulser un logement ». La relaxe est plaidée.

Condamné, il devra déménager

Le tribunal n’a pas entendu l’argumentation de la défense et a condamné le prévenu à huit mois de sursis probatoire pour une durée de deux ans, avec obligation de soins. Il a interdiction de contact avec des mineurs, une interdiction de port d’arme pendant cinq ans et inéligibilité pendant cinq ans. Il est inscrit au fichier des délinquants sexuels.

Il devra indemniser la maman partie civile à hauteur de 500 euros et l’Ogec pour 853 euros des frais engagés dans la procédure.

Interdit de paraître à Sainte-Foy, il devra déménager.

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