Ce jeudi 2 avril, le procureur de la République de Reims, François Schneider, a apporté des précisions à la suite de la mort de deux septuagénaires à Villers-Semeuse, lundi 30 mars dans les Ardennes. Deux mineurs, dont la petite-fille des victimes, sont passés aux aveux tout en faisant montre d’une "absence complète d’émotion".
Les circonstances se précisent peu à peu, un jour après dans leur domicile de Villers-Semeuse, dans les Ardennes. La petite-fille des victimes et son petit ami Ce jeudi 2 avril, le procureur de la République de Reims, François Schneider, a ainsi pu en dire davantage sur cette macabre affaire.
L’annonce du décès des septuagénaires a provoqué des voisins se souvenant d’une famille sans histoire. Le maire Jérôme Dupuy le confiait lui-même à la presse : « Leur vie de famille semblait normale ». Mais nul ne sait jamais ce qu’il se passe derrière les murs d’une maisonnée.
Les grands-parents étaient contre la relation
Ce jeudi, le procureur de la République de Reims a révélé, d’après le témoignage des deux jeunes, que la petite-fille avait tout prévu, et ce « au moins 15 jours » avant les faits. Son petit ami, d’un an son cadet, aurait été « d’accord avec l’idée » de tuer les septuagénaires qui s’opposaient à leur relation. Ces derniers avaient la garde de la jeune fille – leur opinion n’était donc pas dénuée de poids.
En garde à vue, l’adolescente de 16 ans a déclaré que sa grand-mère lui « aurait mis des gifles » en raison de cette relation qui durait depuis « quelques mois », précise encore le procureur Schneider.
Une lame de 21 cm retrouvée dans un évier
Le jeune homme serait entré en toute discrétion dans le domicile le dimanche au soir. Ce n’est que le lendemain matin que la grand-mère l’aurait découvert. Face à la colère de son aïeule, l’adolescente se serait saisie d’une arme blanche afin de la poignarder à deux reprises. Le jeune homme aurait, lui, porté un coup de couteau au grand-père, qui était venu car « alerté par les cris » de sa femme.
Au total, les enquêteurs ont retrouvé « cinq plaies par arme blanche » sur le corps du grand-père. Une, au thorax, aurait causé sa mort par hémorragie, selon l’autopsie réalisée hier. La grand-mère en présentait six, dont « deux plaies thoraciques mortelles » ainsi que des traces de choc au visage, rapporte le procureur Schneider.
Ils ont aussi retrouvé une lame de 21 centimètres a été retrouvée propre dans l’évier du domicile. Elle pourrait être l’arme du crime.
« Absence complète d’émotion » des mineurs
Toujours durant la conférence de presse, le procureur de Reims François Schneider a fait état d’une « absence complète d’émotion » chez les mineurs, qui ont fait montre d’une « froideur générale, hormis quelques pleurs » lors des auditions.
Le mobile n’est « pas pécuniaire », dixit le procureur. Les adolescents auraient toutefois acheté « trois smartphones haut de gamme » après avoir trouvé une boîte contenant plusieurs milliers d’euros en liquide dans la chambre des victimes.




