Deux hommes de 21 ans et 22 ans ont comparu mardi 17 mars 2026 devant le tribunal de Lisieux (Calvados) pour détention d’images de mineurs présentant un caractère pornographique. Leur procès a donné l’occasion à la procureure de dénoncer le comportement de ceux qui, derrière leur écran, participent « nécessairement » à l’exploitation sexuelle d’enfants à travers le monde.
Il a été identifié par son numéro de téléphone
Un signalement concernant un individu suspecté de se livrer à un commerce de contenu pédopornographique a permis aux gendarmes d’identifier près de 80 de ses clients, parmi lesquels un homme de 22 ans inconnu jusqu’alors de la justice.
Bien qu’il ait eu recours à une messagerie instantanée censée lui garantir l’anonymat, cet habitant de Dives-sur-Mer a été identifié par son numéro de téléphone, son adresse IP ainsi que par le paiement de 15 € via PayPal d’un dossier au titre évocateur. « Quand j’ai vu son nom, je l’ai refermé aussitôt » a assuré le mis en cause.
Le premier prévenu relaxé
Les enquêteurs n’ayant trouvé aucune trace de photos ou de vidéos prohibées sur son matériel informatique et son téléphone, le tribunal a entendu son explication. Les délits de détention et d’acquisition d’images pédopornographiques dont il avait à répondre n’étant pas constitués, le prévenu a été relaxé.
La deuxième affaire concerne un homme de 21 ans. Désœuvré depuis son bac obtenu 3 ans auparavant, il a passé le plus clair de son temps devant son ordinateur à télécharger et partager des images pédopornographiques.
Une fois encore, c’est à la suite d’un signalement que les gendarmes ont procédé à son interpellation au domicile de ses parents le 18 mai 2025 à 6h55 du matin. « Vous êtes acteur à part entière de scènes abominables où des enfants sont soumis à des relations sexuelles » a tonné la procureure.
151 photos pédopornographiques
S’il a eu recours à une messagerie cryptée, il a été identifié grâce aux informations qu’il a communiquées sur les sites pornographiques dont certains mettaient mettent en scène de jeunes enfants. L’examen de son téléphone permettra de découvrir 151 photos pédopornographiques, qu’il partageait avec les membres de groupes « découverts par hasard ».
Notamment des scènes de viol dont les victimes étaient pré pubères et certaines avaient moins de 10 ans. « Des bébés ? » suggère la présidente Aurélie Lartigau. « Je ne crois pas, répond le mis en cause. Mais très jeunes, oui. » Des images qui l’auraient choqué mais qu’il partageait avec une dizaine d’internautes pour en recevoir d’autres en retour.
Voyeuriste et pédophile
Diagnostiqué par l’expert psychiatre comme étant réservé, immature et d’une sexualité à composante voyeuriste et pédophile, le prévenu, dont le casier judiciaire était vierge, est condamné à 12 mois de prison avec sursis probatoire pendant 2 ans comportant l’obligation de travail et de soins.
Il a l’interdiction d’exercer une activité bénévole ou professionnelle impliquant un contact habituel avec des mineurs pendant 10 ans. Le tribunal ordonne son inscription au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais).
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