Ce mercredi 22 avril 2026, la gendarmerie nationale lance un appel à témoins après la disparition de Manon Relandeau, introuvable depuis le 27 mars dernier à Saint-Étienne-de-Montluc (Loire-Atlantique).
Depuis bientôt près d’un mois, (Loire-Atlantique), ville située près de Nantes. Pour l’heure, les recherches menées par les secours et les forces de l’ordre sont restées vaines. Ce mercredi, la gendarmerie lance un appel à témoins pour retrouver la trentenaire.
Une enquête ouverte
« Le 27 mars 2026, à Saint-Étienne-de-Montluc, Manon disparaissait en ne donnant plus aucune nouvelle », peut-on lire dans l’appel à témoins diffusé sur les réseaux sociaux.
La femme de 31 ans mesure 1,60 m, elle est mince, a les cheveux châtains, longs et ondulés. Les forces de l’ordre recherchent donc la moindre information ou le moindre détail permettant de la retrouver.
Dans cette affaire, il est important de rappeler que la piste d’un féminicide n’est pas exclue. Le conjoint, un homme de 41 ans, est suspecté de l’avoir tuée, notent nos confrères de . Le 2 avril dernier, le suspect est monté à bord d’un avion avec leur fille de 15 mois et a pris la fuite en Algérie. Une enquête a été ouverte pour « meurtre par conjoint » et « enlèvement de mineur ».
« Tout a commencé au week-end de Pâques »
Sur la porte de la maison du couple, située dans un quartier pavillonnaire de Saint-Etienne-de-Montluc (Loire-Atlantique), commune de près de 8 000 habitants, un scellé a été posé. Face aux volets fermés du rez-de-chaussée, devant une façade blanche immaculée, se dressent quelques oliviers.
« On les voyait entrer, sortir, mais on ne les connaissait pas vraiment, ils avaient emménagé il y a quelques mois seulement, en location », a expliqué à l’AFP la voisine d’en face. « Je voyais parfois le bébé, commençant à marcher », a ajouté cette retraitée qui n’a pas souhaité donner son nom.
Depuis plusieurs semaines, plus une trace. « Tout a commencé au week-end de Pâques : le vendredi, j’entends sonner et je vois les gendarmes, qui me demandent quand j’ai vu ma voisine pour la dernière fois », poursuit-elle. Elle ne s’en souvient pas mais assure avoir vu le conjoint quitter la maison la veille au volant d’une voiture.
Une femme qui avait « l’air gentil »
Des plongeurs étaient déployés mardi matin dans les environs de Saint-Etienne-de-Montluc, a expliqué la gendarmerie. Éleveuse de vaches, gérante d’une pension pour chevaux, Manon Relandeau apparaît sur son compte Facebook souriante, lunettes sur le nez, souvent à cheval ou posant avec un chien.
Dans son quartier, une voisine décrit une jeune femme connue « seulement de loin », à « l’air gentil » et partant travailler le matin en tenue d’agricultrice. Depuis lundi, les journalistes se succèdent dans le quartier raconte-t-elle. « Cela n’arrive jamais, c’est un endroit très calme. »
Après avoir quitté le territoire français, le conjoint de la jeune femme a « contacté quelques personnes par téléphone », a expliqué lundi le parquet, sans donner plus de détails. Cette disparition rappelle la fuite de au Portugal avec ses deux enfants, qui a tué sa compagne et son ex-compagne.







