Jour après jour, de nouveaux détails de l’affaire des « disparues de l’Aveyron » apparaissent. Après l’arrestation de Cédric Prizzon au Portugal et la découverte des corps d’Audrey Cavalié et Angela Legobien-Cadillac, on en sait un peu plus sur la manière dont ils ont été retrouvés.
Pour rappel l’affaire avait commencé vendredi 20 mars 2026 avec la disparition jugée inquiétante d’une mère de famille âgée de 40 ans, Audrey Cavalié et de son fils âgé de 12 ans, Elio, demeurant tous deux à Vailhourles (Aveyron).
Un ex-policier radié des forces de l’ordre
Le parquet de Rodez ouvrait alors une enquête des chefs d’enlèvement et de séquestration de plusieurs personnes. Très vite, des dizaines de gendarmes se mettaient en quête des disparus. Qui n’étaient pas seulement Audrey et Enzo. Très vite, les soupçons se sont posés sur Cédric Prizzon, l’ex-compagnon d’Audrey et père d’Enzo. Un ex-policier de 41 ans domicilié à Savignac (Aveyron), radié des forces de l’ordre, ancien joueur de rugby à XIII à Villefranche-de-Rouergue.
En conflit avec son ex-compagne
Un homme instable déjà condamné pour « non-représentation d’enfant et harcèlement sur ex-conjoint ». Depuis plusieurs années, il était en conflit avec son ex-compagne sur la garde de leur enfant et l’accusait d’être une « criminelle » sur les réseaux sociaux.
Lui aussi était introuvable. Comme sa dernière compagne, Angela Legobien-Cadillac, 26 ans, et leur fille d’un an. La voiture de la maman était retrouvée au Parisot (Tarn-et-Garonne), à quelques kilomètres de là. Deux femmes et deux enfants étaient donc recherchés. En plus de l’homme soupçonné de les avoir enlevés.
Arrêté au Portugal
Le parquet de Montpellier reprenait ensuite le dossier. Et tout évoluait très vite. Mercredi 25 mars, on apprenait que la veille, Cédric Prizzon avait été arrêté par les forces de l’ordre au à Mêda, au nord du Portugal. Les deux enfants étaient avec lui. Sains et saufs.
Des milliers d’euros en billets, un fusil, des fausses plaques…
La Garde nationale républicaine portugaise racontait alors comment elle avait interpellé l’Aveyronnais lors d’un contrôle routier sur la Route Nationale 102. Il avait présenté des faux papiers. Et le contenu de sa voiture démontrait qu’il avait préparé soigneusement sa fuite à l’étranger. Environ 17 000 euros en billets, trois ordinateurs portables, une tablette, des smartphones, un fusil, mais aussi une douzaine de plaques d’immatriculation de plusieurs départements français (dont l’Aveyron et les Pyrénées-Atlantiques) ou étrangers…
Près de grandes antennes
Restait à trouver les deux femmes. Ce qui fût fait mercredi matin. Malheureusement, elles n’étaient plus en vie. C’est la police judiciaire portugaise qui a découvert les corps à Serra da Nogueira, dans le comté de Bragança, au nord du pays.
Ils étaient enterrés près des anciennes antennes paraboliques de la RTP (télévision publique portugaise) de cette région montagneuse isolée.
Sur les renseignements de son fils
Comment les forces de l’ordre ont-elles pu trouver aussi vite leur emplacement à environ 120 km de l’endroit où le suspect a été arrêté ? C’est tout simplement le fils qui les a guidées en donnant des détails suffisamment précis aux enquêteurs.
Ce jeudi 26 mars, Cédric Prizzon, désormais suspecté de double homicide, est présenté à un juge portugais au tribunal de Vila Nova de Foz Côa.
Encore beaucoup de questions
Une autopsie doit par ailleurs être menée sur les corps des deux victimes. Quand ont-elles été tuées ? Juste avant d’être enterrées ou juste après leur enlèvement ? Et où ? Dans l’Aveyron avant de partir ou au Portugal (voire sur la route, en Espagne) ? Enfin, comment ? Des sources proches du dossier affirment qu’elles auraient été étouffées. La présence du fusil doit également être éclaircie.
Autant de questions qui attendent des réponses des enquêteurs. Peut-être grâce au suspect lui-même. A-t-il avoué aux enquêteurs ? La prochaine étape devrait en tout cas être sa mise en examen pour double homicide, en plus de l’enlèvement des deux femmes et des deux enfants.
XX XX XX/a>.








