La cour criminelle départementale (CCD) d’Ille-et-Vilaine a condamné à dix-sept ans de réclusion criminelle, vendredi 20 mars 2026, un quadragénaire qui avait fait vivre plus de trois ans de « viol avec torture » et « violences habituelles » à deux jeunes femmes avec qui il vivait « en trouple » à Cancale (Ille-et-Vilaine) et Paris.
La plainte d’une étudiante de 18 ans
L’une des plaignantes avait sollicité un huis clos – de droit – à l’ouverture des débats, mercredi 18 mars. Yves a donc été jugé portes fermées par la cour criminelle départementale d’Ille-et-Vilaine pendant trois jours.
Une précédente audience publique à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes avait toutefois permis de révéler l’affaire : l’enquête à l’encontre d’Yves avait démarré en février 2020 lorsqu’une étudiante de 18 ans avait porté plainte à Bobigny (Seine-Saint-Denis) après avoir été victime de « plusieurs viols » avec « des objets » sous la menace de « représailles » par ce quadragénaire. Il avait utilisé ses « croyances religieuses extrémistes » pour la « menacer de mort ».
Une rencontre à Saint-Malo
Elle l’avait en fait rencontré à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) à l’été 2018 « lors d’un séjour chez sa tante » à qui il « fournissait de la drogue » : il « aimait parler de son passé criminel », « montrer ses tatouages » et « parler de sa pratique de l’islam ». L’étudiante avait ensuite « reçu plusieurs messages » avant d’être « déshabillée de force » et « empêchée de partir » par cet homme originaire de région parisienne. Elle avait subi « des viols quotidiens » dans une « chambre du 5e arrondissement » de Paris, puis à Cancale.
Frappée avec des câbles électriques
Une seconde femme avait ensuite porté plainte : elle avait emménagé avec Yves à Saint-Malo alors qu’elle avait 18 ans et lui 38. Mais leurs « relations » avaient dégénéré six mois après en « claques », « coups » de « poing », de « ceinture » et « de câbles électriques ».
Au cours de l’information judiciaire, toutes les demandes de mise en liberté formées par cet homme de 48 ans avaient été rejetées : Yves – qui a été reconnu coupable de l’intégralité des faits qui lui étaient reprochés – a donc comparu détenu devant ses juges et est reparti en détention à l’issue des débats. Il a désormais dix jours pour faire appel du verdict.
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