En novembre 2023, Léa (*) a 19 ans et va porter plainte contre son compagnon qui lui fait subir des violences.
Elle raconte que dès le début de leur relation, alors qu’elle avait 17 ans, le jeune homme a commencé à la rabaisser, l’insulter.
Puis les violences physiques sont arrivées. Elle a évoqué des étranglements, des coups, la tête cognée contre le sol ou les murs. Il a pris son téléphone et l’a enfermée dans la maison qu’elle occupait près de Marigny (Manche). Elle est sortie par une fenêtre et s’est rendue à la gendarmerie.
Le médecin qui l’a reçue a noté un fort retentissement psychologique chez cette jeune femme sous emprise, fragile à cause d’une enfance cabossée par des violences familiales, et lui a accordé une ITT de 15 jours.
Léa s’est suicidée en mars 2025
Des proches de Léa et du jeune homme ont témoigné de violences fréquentes, certains ont relaté une scène dans une rue de Coutances, où tout d’un coup, le jeune homme donne des coups à sa compagne. Ils sont intervenus pour la protéger.
Malgré ce contexte, Léa avait accepté que son copain revienne chez elle. Elle s’est suicidée en mars 2025, quelques mois après ses 20 ans. Pour le procureur, la question de la responsabilité du jeune homme dans ce suicide peut être posée.
Il était convoqué à l’audience du tribunal de Coutances le 9 avril. Il ne s’est pas présenté et n’avait pas d’avocat. Il a été entendu en octobre 2025 et a reconnu a minima, évoquant seulement des bousculades.
Le tribunal a condamné cet homme de 23 ans, dont le casier judiciaire porte quatre mentions, à une peine de 24 mois de prison dont 10 avec un sursis probatoire comportant l’obligation de travailler, de suivre des soins psychologiques et d’effectuer un stage de sensibilisation aux violences familiales. Un sursis de 3 mois, du tribunal de Caen le 8 novembre 2022, est révoqué.
(*) : le prénom est modifié.
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