Le parquet de Vesoul a ouvert une enquête visant Antoine Villedieu, député RN de Haute-Saône, après un accident de la route survenu vendredi 24 avril 2026 à Noidans-lès-Vesoul. L’élu est suspecté de conduite en état d’ivresse manifeste et de refus de se soumettre aux contrôles. Hospitalisé, l’ancien champion de MMA n’a pu être auditionné.
L’homme politique avait déjà fait parler de lui en janvier dernier où il avait été retrouvé « dans un état second« . Antoine Villedieu, député RN de Haute-Saône fait l’objet d’une enquête notamment pour « conduite sous l’empire d’un état d’ivresse manifeste » et vitesse excessive, a annoncé le procureur de Vesoul à l’AFP, vendredi 24 avril 2026
Dans la matinée de ce vendredi, vers 8 h 45, les policiers sont intervenus sur une route départementale, à Noidans-lès-Vesoul, pour un véhicule « circulant en faisant des embardées et ayant fini sa course » suite à un accident « matériel » avec un autre véhicule, explique Arnaud Grécourt dans un communiqué.
Le conducteur a été identifié comme étant l’ancien gardien de la paix et champion du monde de MMA (arts martiaux mixtes) Antoine Villedieu, élu député RN de Haute-Saône en 2022. Il a été transporté au centre hospitalier de Vesoul, où son état a été déclaré incompatible avec une mesure de garde à vue. Il n’a toujours pas pu être auditionné et « continue à bénéficier de soins« , selon le magistrat.
« Refus de se soumettre aux vérifications »
Une enquête a été ouverte des chefs de « conduite sous l’empire d’un état d’ivresse manifeste, refus de se soumettre aux vérifications » d’alcoolémie et de stupéfiants, ainsi que « vitesse excessive eu égard aux circonstances« . Elle a été confiée aux policiers de la direction de la criminalité territoriale de Vesoul.
En janvier, M. Villedieu avait été découvert légèrement blessé à la tête un dimanche matin dans une rue à Vesoul, devant une pharmacie.
Dans « un état second« , il s’était « mis en garde » à l’arrivée des policiers, qui l’avaient « mis au sol et menotté » pour qu’il puisse être pris en charge par les secours malgré son refus, avait déclaré à l’AFP une source proche de l’enquête.








