est-elle pénalement responsable ? Le tribunal de Lille a tranché

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Les faits remontent au 25 juillet 2025, mais le procès ne s’est tenu que le 23 mars 2026, après de nombreux reports, dans le but d’obtenir une expertise psychiatrique de la prévenue. Une femme de 33 ans, absente à son audience au tribunal de Lille (Nord). Et pour cause, même le centre médico-social qui l’accompagne au jour le jour ignore où elle se trouve, en ce printemps 2026. C’est en tout cas bel et bien à Lille, l’été dernier, et à Wazemmes plus précisément, qu’elle a incendié cinq véhicules stationnés. Des dommages qui se chiffrent en milliers d’euros pour les différents propriétaires, et dont l’un a dû écourter ses vacances pour rentrer déposer plainte. La mise en cause n’est toutefois pas une prévenue ordinaire : son avocate et même le procureur ont demandé au tribunal de constater l’abolition de son discernement.

Elle incendie des voitures stationnées rue Gantois et rue des Postes à Lille à l’été 2025

Retour au 25 juillet 2025. Peu avant 3h, les policiers sont requis pour un feu de véhicule sur la voie publique, au croisement des rues Gantois et des Postes, en plein Wazemmes. Un Renault Captur est complètement incendié, et les constatations permettront de déterminer que son coffre a été aspergé de liquide inflammable. Les flammes se sont propagées à d’autres véhicules stationnés : une Opel Meriva, une Ford Fiesta… Au total, ce sont cinq voitures qui sont très endommagées.

Sur place, les policiers sont reroutés par des témoins vers une femme à proximité. Quand ils s’approchent, elle met cette fois le feu à un tas de détritus au pied d’un arbre. Elle est interpelée en possession de liquide inflammable et d’un briquet, contenus dans un sac cabas. Déjà connue défavorablement des services, elle est « dans un état d’excitation » notable, relate le président du tribunal. 

Dans les geôles du commissariat lillois, elle démontre « un comportement irrévérencieux » envers les fonctionnaires, crachant dans leur direction et leur adressant toutes les insultes imaginables. La trentenaire a une vie pour le moins éprouvante : sans domicile fixe, elle a dans l’idée d’être persécutée.

La plus récente expertise psychiatrique à son sujet, datant de janvier 2023, statue qu’elle souffre d’un trouble altérant son discernement.

Renault Captur totalement détruit : son propriétaire « venait de l’acheter plus de 28 000 € »

Ses actes ont eu des conséquences sur les propriétaires des voitures ciblées. L’homme possédant le Renault Captur, complètement détruit, a dû revenir précipitamment de vacances pour déposer plainte. « Il était en colère, c’était un véhicule quasiment neuf, qui avait moins de 10 000 km. Il venait de l’acheter plus de 28 000 € », a expliqué son avocat. Lui, comme les autres, ont dû s’acquitter de coûteuses franchises et réparations. 

L’avocat en question, qui représente trois victimes, demande des dédommagements allant de 1 500 à 2 000 € pour chacun de ses clients.

Placée en détention après son interpellation, la mise en cause a dû être hospitalisée sous la contrainte en septembre 2025. Elle a par la suite refusé tous soins psychiatriques. Elle serait, depuis, partie à Paris, où elle vit sans ressources et a une addiction à la drogue. Une représentante du centre médico-social qui la suivait, le Caarud de Lille, explique à la barre que la jeune femme est injoignable. 

Son avocate demande la relaxe, la trentenaire ne pouvant être considérée comme « pénalement responsable ». Deux jugements en date de 2022 et 2023 allaient en ce sens. Le procureur s’accorde avec son conseil, et demande au tribunal de « constater l’abolition de son discernement« . Les magistrats l’ont suivi, et ont constaté la nullité des actes de la prévenue.

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